Cf. le chapitre sur Quatremère et les artistes
6. Il a certainement eu fl'autres interventions, que les documents ne nous ont pas permis de préciser ; en juin i834 {^Proces-verbanx de la coininission des nié-
lo6 l'intervention dans les œuvres
Ainsi, jusqu'en province, c'est au contrôle du secrétaire perpétuel de l'Académie qu'on demande les suprêmes garanties de goût et de bonne exécution des œuvres d'art commémora tives, dont l'antiquité a donné les prototypes et l'ancien régime de beaux exemplaires. Bronze ou marbre, statues équestres à la Marc-Aurèle ou à la Balbus, statues debout à la César haranguant les légions, statues assises à la façon byzantine d'un autocrator en majesté, groupes allégoriques, c est-à-dire perpétuelle a transposition ou métaphore » du monde moderne, même du présent, dans le passé grec ou romain ; tout cela de modelé rond et boursouflé, sans muscles, sans caractère, sans vie : tel est le bilan, sauf une ou deux exceptions. L'œuvre la meilleure, le Henri IV du Pont Neuf, est une réédition affaiblie de l'œuvre franche, pleine de bonhomie, de Francavilla.
En dehors des statues, le plus grand bas-relief de 1 époque sollicite aussi son attention, peut-être plus. Le i6 juin 1829, il est nommé \ parle ministre de l'Intérieur, membre delà Commission d'examen et de classement des vingt-sept esquisses au vingtième, présentées au concours pour le fronton de la Madeleine. Il participe donc, avec Gérard, Bosio, Cartellier, Fontaine et le comte de Tournon, auxquels sont adjoints six nouveaux membres élus parles concurrents^, au choix des six sculpteurs appelés à modeler leur esquisse au seizième de l'exécution : ce sont Pradier, Desbœufs, Lemaire, Jacquot, Guersaint et Gayrard, tous des tenants de l'Ecole classique, les quatre premiers benjamins de l'Académie et de Quatremère : Rude est exclu. Le i*'' mai i83o, un autre jury, dont Quatiemère, choisit définitivement, après longue hésitation
dailles) il fait le projet de deux sujets de bas-reliefs « relatifs à l'ancienne Egypte, mais de style grec et romain », pour le socle de l'obélisque érigé à Figeac en l'honneur de Champollion le jeune, examine en 1882 le projet du monument funéraire du premier président Seguier, en i835 le projet du monument de Boieldieu au Père-Lachaise, etc.