I.V II DE E l RÉPUDUQL’E
« Pleins pouvoirs sont donnés au citoyen Ciinourdain, commissaire délégué du Comité de salut public près le citoyen Gauvain, commandant la colonne expéditionnaire de l’armée des côtes.
« ItoBESPiERnE. — Danton. — Marat. »
Et au-dessous des signatures :
« 28 juin 179.8. »
Le calendrier révolutionnaire, dit calendrier civil, n’existait pas encore légalement à cette époque, et ne devait être adopté par la Convention, sur la proposition de Romme, que le 5 octobre 1793.
Pendant que Cimourdain lisait, Marat le regardait.
.Marat dit à demi-voix, comme se parlant à luimême ••
— Il faudra faire préciser tout cela par un ilécret deJa Convention ou par un arrêté spécial du Comité de salut public. Il reste quelque chose à faire.
— Citoyen Cimoiirdain, demanda Robespierre, où demeurez-vous?
— Cour du Commerce.
— Tiens, moi aussi, dit Danton, vous ôtes mon voisin,
Robespierre reprit :
— Il n’y a pas un moment à perdre. Demain vous recevrez votre commission en règle, signée de tous les membres du Comité de salut public. Ceci est une confirmation de la commission, qui vous accréditera spécialement près des représentants en mission, Philippeau.v, Prieur de la Marne, Lecointre, Alqnier et les autres. Nous savons qui vous êtes. Vos pouvoirs sont illimités. Vous pouvez faire Gauvain général ou l’envoyer à l’échafaud. Vous aurez votre commission demain à trois heures. Quand partirez-vous?
— A quatre heures, dit Cimourdain.
Et ils se séparèrent.
En rentrant chez lui, Marat prévint Simonne Évrard qu’il irait le lendemain à la Convention.