LX 1 II
n 35 . — Avant le 16 juin.
Avec l’approbation du roi et l’assentiment du chapitre, Joscelin, évêque de Soissons, donne au monastère de Marmoutier, l’Eglise de Bazoches qui comptait autrefois 72 chanoines et qui maintenant suffisait à peine à en nourrir douze.
Afin que dans cette église le culte divin fût célébré avec plus de décence, Eude, abbé de Marmoutier, lui soumit l’église de Saint- Thibaud avec ses dépendances, et celle de Châtillon-sur-Marne.
La charte de Joscelin est sans date.
Éd. Mab., Ann. Bened., Vi, 670. — Cf. Gall. Chr., IX, 357. — Pécheur, Op. cit., II, p. 388 .
n 35 , — 16 juin.
A la demande de Joscelin, évêque de Soissons, le pape Innocent II confirme au concile de Pise, la donation que l’évêque a faite de l’église de Bazoches au monastère de Marmoutier; il confirme également ce qui a été arrêté au sujet du prieuré de Ba-
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zoches et de l’église de Saint-Thibaud, entre l’abbé de Marmoutier et l’évêque de Soissons.
Éd. Jaffé-Lœw., n° 7714* — Mab. Ann. bened., VI, ap. 671. — Migne, 179, p. 238 .
n 35 . — Avant le 3 août. — Reims.
L’évêque Joscelin souscrit à la charte de l’archevêque Renaud qui confirme toutes les possessions du monastère de Selincourt, au diocèse d’Amiens.
Cet acte fait connaître la présence à Reims de Geoffroi, évêque de Châlons ; Alvise, évêque d’Arras ; Milon, évêque de Térouanne ; Eude, abbé de Saint-Remi ; Enguerrand, abbé de Haut-Villers ; Jorand, abbé de Saint-Nicaise ; Ursion, abbé de Saint-Denis de Reims; Hugue, abbé du Mont-Saint-Eloi; Thierri, abbé de Saint- Eloi de Noyon ; les archidiacres Hugue et Albéric ; le doyen Léon.
L’acte a été rédigé à Reims en 11 35 , ind. XIII; la 27 e année du règne de Louis VI, la 11 e année de l’épiscopat de Renaud.
Éd. Gall. Chr if X, Instr., 3 o 5 .
n 35 . — Après le 3 août. — Reims.
L’évêque de Soissons notifie que, de concert avec l’archevêque Renaud, il a concédé au monastère d’Igny, sur la demande de Gaucher de Bazoches, une terre sise à Party (Porteium) sur laquelle l’abbaye de Marmoutier et celle de Saint-Thibaud avaient des droits. Les religieux de Saint-Thibaud ont néanmoins retenu pour leur usage la moitié du bois que renfermait cette terre.
A titre de compensation, Gaucher de Bazoches a donné, par l’entremise de l’évêque au monastère de Marmoutier et à Saint- Thibaud les dîmes qu’il possédait à Pouilly et à Coulonges. Il a donné en outre à Saint-Thibaud le moulin sis près de Bazoches, dont le monastère entrera en possession à la mort du donateur.
De nombreux témoins ont signé l’acte : Humbert, abbé d’igny ; Simon, abbé de Chésy ; des chanoines de Soissons, des chanoines de Reims, des moines et des chevaliers parmi lesquels, Gaucher de Bazoches.
Cop., Bibl. Nat., Recueil de Gaignières, Latin, 17028, f° 187. — Il date à tort la charte de n 34 , date qui ne concorde ni avec l'indiction (XIII), ni avec l’année du règne de Louis VI (28 e ).
n 35 . — Après le i er septembre.
L’évêque Joscelin notifie que, lors de la mort à Jérusalem de Foulque, fils de Goslein, chevalier de Soissons, sa mère Aélide a donné, pour le salut de l’âme du défunt, aux religieux de Saint- Martin de Laon, la terre et la maison qu’elle possédait à Pargny 1 , près du moulin des frères de Saint-Martin.
L’évêque Joscelin et le chevalier Hélon qui avaient sur cette terre des droits seigneuriaux consentirent à cette donation.
Les témoins furent : le prévôt Ancoul ; le chapelain Jean ; Hugue, Baudoin, chanoines ; Renaud, comte de Soissons; etc.
L’acte est daté par l'indiction i 4 , l'épacte i 5 , le concurrent 1.
Cop. Bibl. de Laon, n° 53 q, Gart. ancien de Saint-Martin, f° 65 verso.— Arch. dép. Aisne, CarL moderne de Saint-Martin, H, 871, f° 187.
n 35 . — Avant le 4 octobre.
L’évêque Joscelin tranche le différend qui s’était élevé entre les chanoines de Saint-Étienne de Montmirail et les moines de Notre-Dame des Miséricordes de Montélian.
Les chanoines Johannistes de Montmirail possédaient le tiers de la dîme de Vendières. Les moines clunistes de Montélian possédaient de leur côté le tiers de la dîme de Marchais (en Brie), qui
i. Pargny-Filain.
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englobait quelques paroissiens de Vendières. De la dîme de ceuxci, les chanoines voulaient avoir la moitié, disant qu’ils étaient leurs paroissiens. Les moines se défendaient de rien céder parce que de longtemps ils touchaient toute la dîme.
Parmi les paroissiens de Vendières qui étaient l’objet du différend, l’évêque en détermine cinq dont la dîme sera partagée par moitié entre les chanoines et les moines. Ceux-ci cependant recevront en plus que les Johannistes, « un setier moitié de froment et moitié d’avoine ».
L’acte est adressé à Foulque, prieur de Coincy, et à Gauthier, abbé de Saint-Jean. [Selon le Gallia, ce Gauthier mourut le 4 octobre 11 35 .]
Cop. Cartul. de Saint-Jean des Vignes, Bibl. Nat., Latin, iioo4, f° 38 .