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n 35 . — Avant le 25 octobre.
Joscelin, évêque de Soissons, confirme aux religieux de Saint- Yved de Braine, la possession de la dîme de Blanzi.
Cette dîme leur avait été donnée par André de Baudiment, en présence de l’archevêque de Reims, Renaud, avec le consentement de Robert de Montaigu, feudataire de André. Mais à son retour de Jérusalem, Gérard de Quierzi prétendit que la donation était nulle, attendu qu’avant de partir pour Jérusalem il avait possédé la dîme. Le seigneur de Braine affirmait qu’avant son départ, Gérard la lui avait donnée pour qu’il la transmît aux chanoines. Mais Gérard le niait. Le seigneur de Quierzi comparut devant l’évêque Joscelin, et là, en présence du prévôt Ancoul et de l’archidiacre Nivelon, finit par reconnaître la dîme à Saint- Yved.
Mais ce fut le tour des chanoines de Sainl-Gervais à faire valoir sur la dîme de Blanzi leurs prétendus droits. Il fallut que Joscelin se rendît au chapitre « opportuno lempore. » Il amena avec lui Gautier, abbé de Saint-Jean des Vignes, Roger, abbé de Saint-Crépin-en-Chaie, Hugue, abbé de Prémontré, Godefroi, abbé de Château-Thierry, Pierre, abbé de Saint-Yved. Le chapitre accéda à la demande de l’évêque et laissa à l’abbaye de Braine la possession tranquille de la dîme de Blanzi. Joscelin
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régla néanmoins que Saint-Yved paierait au chapitre, le jour de la Saint-Gervais, un cens de cinq sous.
L’acte est daté de n 35 , ind. i 3 , 4 e année de la consécration de Louis le Jeune, 9 e année de la consécration de Joscelin.
Revu par le chancelier Rohard.
Cop. Arch. Nat., LL, i 583 , Gartul. ancien de Braine, f° 117. — Bibl. Nat. Latin 5479 , Gartul. ancien de Braine, f° 83 . — Bibl. Nat. Latin 17028, Recueil de Gaignières, f° 189 (d’après le cartul. conservé aux Arch. Nat.).
L’indication « 9 e année de la consécration de Joscelin » paraît difficile à admettre. Il faudrait que l’évêque de Soissons ait été consacré avant le 25 octobre 1126. Or, son prédécesseur, Lisiard de Crépy, ne paraît pas être mort avant le 18 octobre 1126.
n n 35 . — Soissons.
Un procès éclate entre l’abbaye de Saint-Crépin-le-Grand, qui avait pour abbé Téoul, et les héritiers d’Aloud de Soissons, Aude sa fille et Vilard son gendre, au sujet du fief de la chambrerie de Bétisi (ou Clos-Béroud), injustement détenu par Aloud, au dire de l’abbé.
L’affaire, que la charte reprend à l’origine, est portée devant le tribunal du prévôt Hugue Acharin que le roi avait envoyé pour terminer le différend. Après avoir entendu les parties, le prévôt ordonne le duel entre l’abbé et Vilard. Le duel est sur le point d’avoir lieu v L’intervention de l’évêque Joscelin, du comte Renaud et de l’archidiacre Eble amène un compromis. On concède à Vilard et à Aude la jouissance, leur vie durant, de la moitié du fief.
On rédige un acte dont sont témoins l’évêque Joscelin et le comte Renaud; du côté de Saint-Crépin, l’abbé Téoul, le prieur Jean, le trésorier Arnoul, le prévôt Jean, le chambrier Durand ; le préchantre Nicolas, le cellérier Roger, l’écolâtre Hugue; les clercs Albéric, Gervais, Baudoin, Lambert; le prévôt Ancoul, l’archidiacre Eble, le préchantre Blihard 4 ; — les chevaliers Gui de Garlande, Hugue vicomte de Buci, Garnier le Roux de Cufies,