Préchantre du chapitre de Laon
MÉLANGES d’hISTOIRE DU MOYEN AGE
le maire Nocher et son fils Gautier ; le doyen Dominique et son fils Hubert ; le vicomte Guiard et son frère Benoît ; Jean Sartor ; Ive, maire de Bétisi.
Du côté de Vilard et de sa femme : Guiard de Vauxbuin, Diet, Scot, Enguerrand.
[Le texte du cartulaire conservé aux Archives de Laon donne par erreur « Ansculfi archidiaconi ».]
L’acte a été rédigé publiquement à Soissons, dans le chapitre des SS. martyrs Grépin et Crépinien, l’an n 35 .
Notice émanée de l’abbé Téoul :
Cop . Arch. dép. Aisne, Cartul. mod. de S l -Crépin le G d , H. 455 , f° 347 . — Bibl. Nat., coll. Moreau, 56 , f° 181 ; coll. Grenier, ni, f° 36 (d’après les archives de Saint-Crépin). = Éd. Mab., De re diplom., I, 620. — Luchaire, Louis VI, n° 56 a. = Voir les analyses que donnent: D. Hélie, Histoire de S l -Crépin le G d , Ms., copie de la Bibl. municip. de Soissons, f° io 5 . — Garlier, / 7 re du Valois, 1 , p. 407. — Martin, H Te de Soissons, I, p. 499~5o3. — Pécheur, Annales, II, p. 396.
A la charte que Mabillon eut entre les mains, étaient appendus deux sceaux. L’un était le sceau de saint Grépin et représentait saint Grépin tenant de la main droite la palme du martyre, avec l’inscription « Sigilium Sanctorum Martyrum Crispini et Crispiniani ». L’autre était le sceau de l’évêque de Soissons : l’évêque assis sur son trône, tenant de la main droite son bâton pastoral, de la main gauche appuyant le livre contre sa poitrine [Cf. Mabillon, loc . cit.\
Il est à remarquer que ce sceau de Joscelin n’est point celui qu’a reproduit le Bull, de la Soc. Archéolog. de Soiss., t. V. Gaignières {Bibl. Nat. Latin, 17028) en a donné la reproduction à la suite d’un acte de Joscelin pour l’abbaye de Saint-Yved. Il faut donc admettre que la chancellerie épiscopale s'est servie de deux sceaux. On croirait assez volontiers que ce deuxième sceau était le sceau personnel de l’évêque.
Joscelin, évêque de Soissons, donne à l’abbaye de Saint-Martin d’Epernay, l’église de Saint-Aignan de Montfélix afin que des chanoines réguliers y soient établis ; il détermine que le tiers des revenus, quels qu’ils soient, que cette église possède ou pourra posséder, sera affecté à l’entretien des chanoines.
L’abbé de Saint-Martin nommera le prieur de Saint-Aignan, mais il ne le fera jamais qu’après avoir présenté son candidat à l’évêque. De même un prieur ne pourra être déplacé par l’abbé sans que l’évêque ait été consulté. Néanmoins l’évêque ne pourra ni refuser le religieux présenté par l’abbé, ni maintenir par force en son poste le prieur que l’abbé voudra retirer, pourvu que celuici ait exposé auparavant à l’évêque le motif de sa décision.
Témoins : Renaud, archevêque de Reims : Angobrand, abbé de Haut-Villers ; Léon, doyen du chapitre de Reims, Guillaume et Gautier, sous-diacres et chanoines ; Foulque, notaire ; Thibaud, archidiacre de Soissons ; le chapelain Normand; le diacrePayen, le sous-diacre Harduin, chanoines.
Éd. Nicaise, Épernay et Vabb. S l -Martin (1879), II, p. 126, n° VIII
du Gartulaire [attribue l’acte à Joscelin <« de Berri », évêque de
Soissons]. = Ind, Gall. Chr., IX, 284*
L’église de Prémonlré avait échangé les cens que Adélide, épouse de Gui, seigneur de Braine, lui avait donnés à Braine et à Brenelle, avec l’église de Braine, pour une dîme que Braine possédait sur la grange de Trosly-Loire que l’évêque Joscelin avait donnée à Prémontré.
Mais dans la suite, les moines de Braine n’ayant pas jugé cet arrangement suffisamment équitable, l’église de Prémontré a racheté les cens qu’elle avait concédés, par une somme de 35 livres avec laquelle l’église de Braine s’est assuré des revenus plus avantageux. Quant h l’église de Prémontré, Thibaud, comte de Blois et Joscelin, évêque de Soissons, lui reconnaissent à nouveau le droit de toucher les cens qu’elle a rachetés.
Cop. Gartul. ancien de Prémontré, Bibl. municip. de Soissons, f° 112.
Cf, Pécheur, Ann. dioc. Soiss., II, p. 3 i 8 .