‹ Quatrièmes mélanges d'histoire du Moyen Âge publiés sous la direction de M. le Professeur LuchaireChapitre 33 sur 79 · CLXVII · texte numérisé non relu

CLXVII

Joscelin règle un différend survenu au sujet d’oblations entre le curé de Montigni-Lengrain et le prieur de Pierrefonds.

D’après Pécheur, Ann. dioc. Soiss., Il, p. 70 et 71, qui donne cette référence: Bibl. N le , liasse n 63 , fond S l -Germain, latin, n° 486 . Nous n’avons pu retrouver l’acte original signalé ici.

Ii44-n45. — Après le 12 mars n44 ; avant la fin de février n 45.

Samson, archevêque de Reims, et Joscelin, évêque de Soissons, écrivent au pape Lucius IL Ils lui demandent de mettre fin à la querelle qui, depuis un long temps, sépare leur confrère Alvise, évêque d’Arras, <c virum sapientem et religiosum », et Gilbert, abbé de Saint-Nicolas-au-Bois, au diocèse de Laon. Les deux évêques avouent au pape que c’est en vain qu’ils ont cherché à rétablir la paix ; ils pressent le pape de faire vite, « car l’évêque d’Arras est un personnage très digne de l’estime des gens de bien et dont on a le plus grand besoin pour régler les affaires ecclésiastiques de la province. »

Éd. Baluze, Miscel., V, 420. — H F., XV, 416.

L’acte des deux évêques est dépourvu de notes chronologiques : nous lui donnons les dates extrêmes du pontificat de Lucius II.

n 45 . — 29 avril.

Le pape Eugène III, qui a succédé le 27 février à Lucius II et qui se trouve à ce moment à Viterbe, écrit à Barthélemi, évêque de Laon, et à Ursion, abbé de Saint-Remi. Il leur ordonne de déposer en toute vérité dans l’affaire d’Alvise, évêque d’Arras, et

de Gilbert, abbé de Saint-Nicolas-au-Bois, devant Joscelin, évêque de Soissons, et Milon, évêque de Térouanne.

Éd. Jaffé-Lœw., n° 8745. — Baluze, Miscel., II, 168. — Migne, t. 180, io 33 . — De Florival, op. cit., p. 257.

it45. — Avant le i er août.

L’évêque Joscelin confirme toutes les possessions du monastère de Chartreuve que Odon (ou Eude) de Bailleul avait fondé vers n 33 .

I/acte est daté de n 45 , 8 e année du règne de Louis VII, « 18 e » de l'épiscopat de Joscelin. [L'année de l'épiscopat de Joscelin est en retard sur les deux autres dates ; c’est XIX e qu’il faut lire.] [Cf. n° LXXIII.]

Êd. Ann. Præm. y I, ad prob. 377. — Cf. Pécheur, II, p. 33 o.

n 45 . — Avant le I er août. — Reims.

Samson, archevêque de Reims, et Joscelin, évêque de Soissons, notifient à Guerric, abbé d’Igny,que Henri, abbé de Viviers (ou Valseri), au diocèse de Soissons, a donné à l’abbaye d’Igny, la ferme de Montbasin qui est sise dans l’archevêché de Reims.

La 8 e année du règne de Louis VII, la 5 e année de l’archiépiscopat de Samson.

Cop. Bibl. Nat., Latin, 9904, Gart. de l’abb. d'Igny, f° 4 -

11 45 . — Après le 18 octobre.

L’évêque Joscelin notifie à Guerric, abbé d’Igny, que le comte Ive qui, jusque-là, prélevait le tonlieu et les autres coutumes sur les denrées achetées, vendues ou transportées par le monastère, lui a fait remise de tous ces droits, avec le consentement de

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l’évêque; exception est faite du sestrelage que le comte Renaud, prédécesseur de Ive, a donné à l’abbaye de Saint-Léger.

Témoins: du côté de l’abbé, Pierre, abbé de Saint-Léger; l’archidiacre Raoul, le chapelain Jean ; du côté du comte, Ansoud de Clermont, Bernier de Clermont.

L’acte est daté de ii45, 20 e année de l’épiscopat de Joscelin.

Cop. Bibl. Nat., Cart. de l’abb. d’Igny, Latin, 9904 , f° 87 et f° 267.

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n 45 . — Après le 18 octobre.

Joscelin, évêque de Soissons, et Ive, comte de Soissons, notifient à Baudoin, abbé de Longpont, que le comte a fait remise au monastère sur la vente de 4o muids de toute sorte de graines ou de légumes, des droits de minage et de tonlieu qu’il tenait en fief de l’évêché; à l’exception, cependant, de la dîme du minage que son prédécesseur, le comte Renaud, avait donnée aux chanoines de Saint-Léger. Si l’abbaye vend dans l’année plus de 4 o muids elle devra, sous peine d’excommunication, payer au comte, pour le surplus, les droits coutumiers.

Témoins : L’evêque Joscelin, le comte Ive; Ernaud, abbé de Saint-Crépin-le-Grand ; Gui, abbé de Saint-Jean-des-Vignes ; Pierre, abbé de Saint-Léger ; le doyen Normand ; l’archidiacre Raoul ; le chapelain Jean ; les chanoines Harduin, Hugue, Boémond ; Dreu, frère du comte; Guermond, dapifer; Hélon, Férard ; Dèce, vicomte; Enguerrand et son fils Jean.

L’acte est daté de ii45, ind. 8, 20 e année de l’épiscopat de Joscelin. Cop. Arch. dép. Aisne, Cart. moderne de Longpont, H. 692, f° i 3 ,

verso. = Ed. Muldrac, Chron. Longip ., ad ann. 11 45 , p* 21. =

Machaut, H re de Jean de Montmirail> p. Ô2i [par erreur: 1245 ].

ii45. — Soissons.

Joscelin, évêque de Soissons, notifie que les chanoines de Saint- Jean-des-Vignes lui ont fait voir certains actes confirmés par ses prédécesseurs, Hugue et Lisiard, et marqués authentiquement

ANNALES DE LA VIE DE JOSCELIN DE VIERZI I o3

de leurs sceaux, « mais déjà endommages, soit par la faute des scribes y soit par la négligence des gardiens préposés aux archives du monastère ». Les chanoines ont demandé à l’évêque d’approuver un nouvel acte énumérant longuement leurs possessions et leurs droits, ce qui leur a été accordé.

Cop. Bibl. Nat., Gart. de Saint-Jean, Latin, noo 4 , f° 35 , verso.

n 45 . — Après le i 5 avril. — Reims.

Un différend s’étant élevé entre le prieuré de Saint-Sauve et l’abbaye Saint-Jean de Valenciennes, au sujet des droits de propriété que le prieuré avait jusque-là exercés dans la paroisse de Saint-Géry, Nicolas, évêque de Cambrai, avait appelé l’affaire devant son tribunal et l’avait tranchée au profit de Saint-Sauve.

Le pape chargea Samson, archevêque de Reims, de recevoir l’appel de l’abbé de Saint-Jean et de tout terminer à l’amiable. Joscelin, évêque de Soissons, fut, avec Nicolas de Cambrai, au nombre des discrètes et religieuses personnes que Samson s’adjoignit. Et il souscrivit l’acte par lequel l’archevêque confirma la décision de l’évêque de Cambrai.

Cet acte est daté de Reims, ii 45 , ind. VII e , 8 e année du règne de Louis le Jeune, 6 e de l’archiépiscopat de Samson.

Éd. Bruel, Chartes de Cluny, V, n° 4 ioi. — Ind. Gall. Chr ., IX, 359.

Foulque, fils du chevalier Joscelin, et sa mère Adélote avaient donné à l’abbaye de Saint-Martin de Laon le moulin de Pargny et le courtil y attenant. Eude qui avait épousé la fille d’Adélote, confirma cette donation et y ajouta la terre « qui est située entre le chemin et le courtil ».; il y ajouta aussi pour les animaux de la ferme et pour les libres allées et venues des moines, le droit d’usage sur sa terre. A son tour, Adélote donna à l’abbaye son

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alleu de Pargny avec tous ses revenus, sa justice et ses droits sur les ventes.

L’acte est souscrit par les archidiacres Nivelon et Raoul, le prévôt Ancoul, le doyen Normand, le chapelain Jean, les chanoines Dreu, Eude de la Ferté, Clairembaud, les chevaliers Gervais, Hélon, Hélie.

Daté de 1i 45 .

Cop. Bibl. munie. Laon, n° 53 a, Gart. ancien de l’abb. de Saint-Martin, f° 65 . — Arch. dép. Aisne, H. 871, Gart. moderne de Saint- Martin, f° 187.

11 45 . — Noyon.

Baudoin, doyen de Noyon, confirme la donation de la mouture au moulin d’Apillv, faite par Garnier à l’abbaye de Longpont en la présence de Samson, archevêque de Reims et de Joscelin, évêque de Soissons, dont l’acte nous fait connaître la présence à Noyon lors de cette donation. Baudoin accorde par la même charte confirmation de tous les biens possédés par l’abbaye dans son diocèse.

Cop. Bibl. Nat., Gart. de l’abb. de Longpont, Latin, noo 5 , f os 8 à 17. — Cf. Pécheur, Ann. dioc. Soiss ., II, p. 507.— En ii43 et en n 45 , Baudoin, devenu évêque de Noyon, confirmera cette donation faite à l’abbaye de Longpont, mais en l’attribuant cette fois à « Hugue le Fournier et à Dédale, sa femme ». (Gf. Pécheur, loc. cit.).

CLXXVIII n 45 . — Soissons.

En la présence de Samson, archevêque de Reims, de Joscelin, évêque de Soissons, et de Barthélemi, évêque de Laon, un accord est conclu à Soissons entre Suger, abbé de Saint-Denis, et Hugue, comte de Rouci, au sujet des exactions commises par ledit comte h Concevreux.

Le comte et l’abbé comparurent à Soissons devant les trois évêques. Il fut réglé que désormais le comte s’en tiendrait à exiger

de chaque homme qui cultivera avec un cheval, 2 sous et 1 muid de vin ; de celui qui n’emploiera qu’un âne, 12 deniers et 1 muid de vin ; de celui qui n’emploiera ni cheval ni âne, 6 deniers et 1 muid de vin, par an. Autant on emploiera de chevaux, autant de fois on paiera l’impôt. Trois bœufs compteront pour deux chevaux.

Orig. Arch. de l’Emp., K. 23 , n° 12 6 . — Sceaux de Samson, de Joscelin, et de Barthélemi. = Cop. Arch. Nat., LL, n 58 (Cart. de St- Denis), f° 174 ; — et LL, 1172 (Petit Cart. de Ghaource), f° 18. — Cop. moderne: Arch. Nat., L, 84 i. = Éd. Tardif, Mon. hist ., n° 479. — Lecoy de la Marche, op. cit., p. 373. — Cartellieri, Abt Suger, n° 122.

n 45 . — Dans le chapitre de Saint-Médard.

Albéric, évêque d’Ostie, légat du Saint-Siège, notifie l’accord fait en sa présence et en la présence de Joscelin, évêque de Soissons, entre Gautier, abbé de Saint-Médard, et Galeran, abbé d’Ourscamp.

L’abbé de Saint-Médard concède à Ourscamp une forêt à défricher d’une étendue d’une charrue, moyennant chaque année une dîme et un terrage.

L’acte a été rédigé dans le chapitre de Saint-Médard en la présence de Thierry, abbé de Saint-Eloi de Noyon, de Ernaud, abbé de Saint-Crépin-le-Grand, de Pierre, abbé de Saint-Léger.

Daté de 1 i45.

Éd. Peigné-Delacour, Cart. d’Ourscamp, p. 63 .

Le Gallia, IX, col. 4 i 6 , rapporte cet acte à la date de 1147.

Joscelin, évêque de Soissons, donne à Garnier, abbé de Saint- Barthélemy, les trois quarts de la dîme de Lombray, la forêt et les deux tiers des menues dîmes de Nampcel, pour fournir aux besoins du prieuré de Bellefontaine, situé dans son diocèse.

Orig. Arch. dép. Oise, H. 4^7, liasse.

Avant n 46 .

Joscelin, évêque de Soissons, notifie que Ytier de Guni a fait remise à l’abbaye d’Ourscamp de la dîme de la terre que l’abbaye possédait à Nampcel « videlicet de campo CasteUani et del Bus sancti Leodegarii ». Si l’abbaye venait à acquérir la portion de cette terre que n’en possédait pas Ytier, elle lui en donnerait la dîme. Ytier lui concède, en outre, le droit d’usage dans le bois d’ Albouesne. Il donne comme garants de sa donation, Adon de Guni et Gui, châtelain de Noyon.

L’acte est souscrit par Ive, comte de Soissons ; Gui, châtelain de Noyon ; Renaud de Saint-Médard.

' Éd. Peigné-Delacour, Cartul. d’Ourscamp, p. 266.

L’acte n’est point daté ; il est antérieur à celui de 1 i 46 par lequel l’abbaye acquiert la portion de la terre del Bus que se disputaient Saint-Léger et le châtelain Gui. [Cf. n° CXCI.]

n46. — 10 janvier.

Par une bulle datée de Latran, le pape Eugène III confirme les possessions de l’abbaye de Saint-Martin d’Épernay, notamment l’église de Saint-Agnan de Montfélix et ses dépendances que l’évêque de Soissons a données à l’abbaye.

Éd. Jaffé-Lœw., n° 884 i. — Nicaise, Épernay et l’abb. S l -Martin, II, 129 (date du 10 juin ii 45 ).

« Pro « IV id. Junii » certo legendum est « IV id. J au. » [Jaffé, loc. cit .]

CLXXXIII n46. — 26 mars.

Le pape Eugène III interdit à Samson, archevêque de Reims,

l’usage du pallium, pour avoir couronné le roi Louis VII à Bourges, au mépris du droit de Pierre, archevêque de Bourges, et de l’appel à la cour de Rome ; pour avoir célébré les Saints Mystères en cette circonstance, dans l’église de la ville sur laquelle le pape lui-même avait jeté l’interdit ; enfin, pour en avoir emporté les oblations.

Le pape ordonne à l’archevêque de Reims de restituer les oblations dans les quarante jours.

Il lui epjoint de plus de comparaître devant lui « proximis beati Martini octavis » (c’est-à-dire le 18 novembre), accompagné des évêques ses complices : Joscelin, de Soissons ; Alvise, d’Arras ; Eude, de Beauvais ; Thierry, d’Amiens ; Pierre, de Senlis ; Simon, de Noyon ; Gui, de Châlons.

Éd. Jaffé Lœw., n° 8896. — Labbe, Nov. Bibl. Mss. } II, 88. — H F., XV, 439. — Mansi, XXI, 666. — Marlot, II, 347 - — Migne, 180,

n 46 . — Après le 26 mars.

Saint Bernard se plaint au pape Eugène III de la trop grande sévérité que celui-ci a montrée envers l’archevêque Samson et ses suffragants.

Le saint abbé passe en revue les accusations portées contre l’archevêque. On lui reproche d’avoir couronné le roi: en cela, l’archevêque ne croit pas avoir outrepassé ses privilèges. On lui reproche d’avoir osé célébrer sciemment les mystères dans une église interdite : il affirme qu’il ignorait la sentence d’interdit; et l’on recherchera plus tard ce qu’il en était.

Saint Bernard cherche à prouver au pape que la solennité de la fête, la magnificence de l’assemblée, la présence du jeune roi, les intérêts mêmes de la religion, puisqu’on s’était réuni pour traiter de la croisade, tout, enfin, obligeait Samson à agir comme il avait fait.

Et l’abbé de Clairvaux demande instamment au pape de rapporter sa décision jusqu’à plus ample information.

Ed. Baronius, Annal., XII, 322 . — Annal, eisterc., II, 35 . — Marlot, II, p. 348 . — HF XV, 439 note, et 602. — Varin, Arch. adm. } I, p. 3 1 5 .

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MÉLANGES d’hISTOIRE DU MOYEN AGE

n46. — Du I er août au 2 février ii4 7 . — Poitiers. [Extrait de : Luchaire, Actes de Louis VII n° 188.]

Louis VII, par l’entremise de Geoffroi, archevêque de Bordeaux; de Joscelin, évêque de Soissons ; de Bernard, évêque de Saintes, et sur la demande de Robert, prieur de la Trinité de Vendôme, abolit les mauvaises coutumes exercées par ses agents dans l’île d’Oléron.

Fac-similé dans , 1 e Recueil de VÉcole des Chartes> n° 220, d’après l’original conservé aux arch. dép. de Loir-et-Cher (fonds de la Trinité de Vendôme). — Ind. Gall. Chr ., VIII, i3 7 o.

n 46 . — Après le 18 octobre.

Joscelin, évêque de Soissons, donne à Eude, abbé de Saint- Remi de Reims, le tiers de la dîme de Dhuisel.

Ind. Gall. Chr., IX, 35 p.

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