‹ Quatrièmes mélanges d'histoire du Moyen Âge publiés sous la direction de M. le Professeur LuchaireChapitre 32 sur 79 · CLY · texte numérisé non relu

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n 43 . — Après le 18 octobre.

L’évêque Joscelin confirme tous les biens et revenus que possède dans son diocèse l’abbaye de Saint-Crépin-le-Grand.

A savoir : le bourg de Saint-Crépin ; Pernant ; l’église et l’autel de Billy ; Béthisi; Arvoniacum 1 ; une terre au bas de Soissons; 10 sous sur la Tour des Comtes; les droits perçus sur les cordonniers et les marchands le jour de la foire de Saint-Crépin ; les églises et les autels de Béthisi avec les dîmes ; les autels de

1 . La charte du pape Célestin II — que l’abbé Pécheur a analysée à l’exclusion de celle-ci et qui cependant en est assez differente — [6 déc. 11 43J — porte Anormiacum.

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Vailli, Chavonne, Parci, Sainl-Remi d’Ivri avec la menue dîme et six esseins sur la grosse, Billi-sur-Ourcq, Ploisi, Sainte-Geneviève, Pinon ; le tiers de la dîme de Jouaigne et la moitié du terrage sur les cultures ; la dîme du château ; la terre de Couvrelles ; la terre de Say quæ data est sanctis martyribus regali munificentia [cf. plus haut, n° XLVIII] ; les privilèges de mainmorte, de haute justice, le droit exclusif d’autoriser le mariage des serfs, concédés par le roi sur tous les hommes de corps de Saint-Crépin demeurant hors de Béthisi : la terre de Cutri, celle de Bonnemue, celle du chevalier Herbert, celle aussi du moine Renaud, une autre à Acy ; Villeneuve près de Vailli.

Les témoins ont été le doyen Normand, les chanoines sousdiacres Hugue et Guillaume.

Cop. Cartul. moderne de Saint-Crépin le G d , Arch. dép. Aisne, H. 455, f° 71 . — Dom Hélie, Ms., Hist. de Saint-Crépin le G d , copie de la Bibl. munie, de Soiss., f° 5a6. — Pécheur, op. cil., 11, p. 558 et 563.

L'acte est daté de ii43, 18 e année de l'épiscopat de Joscelin, 7 e année du règne de Louis VII. — Le Gallia a rapporté cet acte à la 17 e année de l'épiscopat de Joscelin, ce qui n'est point le chiffre donné par la copie du Cartul. de Saint-Crépin. D’ailleurs la 17 e année de Joscelin s’accorde bien elle aussi, avec les autres notes chronologiques de l’acte. [ Gall. Chr., IX, 358.]

Saint Bernard demande instamment l’appui de l’évêque de Soissons.

On ne voit pas clairement à quelle circonstance il faut rapporter cette lettre ; elle a sans doute été occasionnée encore par la lutte du roi et du comte Thibaud. Saint Bernard y dit: « ...C’est maintenant surtout que j’ai besoin de votre pitié, maintenant que la main du Seigneur s’étant appesantie sur moi, je me suis condamné à une dure prison... » [C’est-à-dire à ne plus sortir de Clairvaux.]

Ed. Migne, t. 182 , col. 396 (S l -Bern., ep. 227 ). — Pécheur, II, p. 434.

A la demande de Joscelin, évêque de Soissons et de Hugue, évêque d’Auxerre, Pierre, évêque de Senlis, confirme à l'abbaye de Longpont la donation à Presles d’une maison et de denrées, qui lui a été faite par le chanoine Renaud.

L’acte, daté de n 43 , indiction 6 , porte les signatures de: Pierre, évêque de Senlis; Joscelin, évêque de Soissons; Haimon, abbé de Lieu-Restauré ; le doyen Hilbert, le grand-chantre Etienne [du chapitre de Senlis].

Éd. Machaut, Hist. du hienh. Jean , p. 51 1. = La donation de Renaud est de la même année ii/j 3 . — Ed. Machaut, op. cit., p. 469*

11 44 • — Avant le 23 mai.

Thibaud, évêque de Paris, Joscelin, évêque de Soissons, et Hugue, évêque d’Auxerre, règlent les droits respectifs du prieuré de Saint-Martin-des-Champs et de l’abbaye de Saint-Victor, au sujet des annates d’une prébende dans l’église de Notre-Dame d’Étampes.

Orig. Arch. Nat., K. 23 , n° n 2 . = Éd. Tardif, Mon. hist., n° 471.

L’acte est antérieur au a 3 mai, car à cette date le pape Lucius II l'approuva par une bulle dont l’autographe est conservé aux Archives Nationales [L. 227, n° 3 ]. — Éd. Jaffé-Lœw., n° 8624.

n 44 . — Avant le 2 juin. — Reims.

Samson, archevêque de Reims, Joscelin, évêque de Soissons et Barthélemi, évêque de Laon, notifient un accord fait entre le monastère de Saint-Corneille et Hugue, comte de Roucy. Hugue

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de Roucy avait été excommunié par le pape Innocent II. Sa terre fut mise en interdit. Les nombreuses injustices, dont il s’était rendu coupable dans son avouerie de Rumigny, avaient motivé cette sévérité. Il n’en resta pas moins de nombreuses années sans réparer ses torts. Il en demanda enfin l'absolution, s’offrant, pour l’obtenir, à observer les conditions auxquelles avaient souscrit en pareil cas ses prédécesseurs, Roger Guenchiz, en 1117, et Guermond de Châtillon, en 1187. Les chanoines de Compïègne firent bon accueil à sa proposition. Lecomte Hugue et sa femme Richantia jurèrent de rester à jamais fidèles à cet accord. En outre le comte Hugue s’engagea non seulement à ne tolérer les usurpations de personne, au détriment de Saint-Corneille, dans l’étendue de son avouerie, mais à les empêcher de tout sonpouvoir. Et pour indemniser les chanoines des torts qu’il leur avait causés, il leur constitua une rente de dix sous, monnaie de Châlons, payable par lui et ses héritiers sur ses revenus de Pontavert.

11 acceptait d’ailleurs d’être rappelé à l’ordre sans jugement, par l’archevêque de Reims, l’évêque de Soissons et celui de Laon, en cas de nouvelle forfaiture de sa part ou de la part de ses héritiers.

Témoins de l’acte : parmi les chanoines de Reims, Léon, doyen ; Grégoire etHaimon, prêtres ; Gui de Roucy, sous-diacre ; — parmi les chanoines de Soissons, Hardouin, prêtre ; maître Gilbert ; Albéric, diacre ; — et Algot, chanoine de Laon ; — parmi les chanoines de Compiègne, Eude, doyen ; Giroud, diacre ; Gobert et Déodat, sous-diacres ; — parmi les chevaliers du comte de Roucy, Lenoul et Eble son fils, Girard de Roucy et,Gervais, son neveu, Gui de Loisy, Renaud de Chaudardes.

Rédigé à Reims en n 44 , ind. 7, « 9 e année » du règne de Louis VII, [inexact ; il faudrait « VII 0 »], 4 e année de l’archiépiscopat de Samson. Cop. Arch. N les , LL, 1622, Cartul. blanc de S l -Corneille, f° 65 ; — Ibid. y LL, i 6 a 3 , Cartul. rouge, charte 171 ; — Bibl. N le , L. 9171, Copie du Cartul. rouge, 169. — Ed. Morel, Cartul. de S l -Corneilley p. ni, n° 58 .

n 44 . — Dimanche i 4 juin. — Saint-Denis.

Le deuxième dimanche de juin, en la fête de saint Barnabé,

l’évêque Joscelin, sur l’invitation de Suger, assiste à la consécration de l’abside de la basilique de Saint-Denis, restaurée et agrandie par les soins du pieux abbé.

Cette majestueuse cérémonie réunit à Saint-Denis autour du roi et de la reine, les archevêques de Sens, de Reims et de Rouen, les évêques de Soissons, Noyon, Paris, Beauvais, Châlons, Senlis, Térouanne, Chartres, Orléans, Meaux, Auxerre, etc.

L’évêque Joscelin consacra dans la basilique de Saint-Denis l’autel de Saint-Benoît.

[Cf. Gallia, passim, notamment VIII.]

Sources : HF., XIV, 3 i 6 . — Gall. Chr., IX, 358 . — Mab., Ann. ben.y VI, 378. — Cartellieri, Abt Suger, p. io 5 . — Lecoy de* la Marche, Œuvres de Suger , 2S2. « Libellus de Consecratione... »

11 44 • — Vers le i 4 juin.

A la prière de Samson, archevêque de Reims; de Joscelin, évêque de Soissons ; de saint Bernard, abbé de Clairvaux ; de Suger, abbé de Saint-Denis ; de Pierre, chambrier ; Nicolas, évêque de Cambrai, donne à l’abbaye de Saint-Denis, l’église de Vertigneul, à charge de célébrer son anniversaire.

L’acte est daté de la 8 e année de l’épicopat de l’évêque de Cambrai ; Ind. 7, ép. conc. 6.

Cop. Arch. Nat., LL, n 58 , f° 168, Cart. blanc de Saint-Denis. == Éd. Doublet, H rc de Saint-Denis, p. 492. — Cartellieri, Abt Suger, n° 116.

Cet acte date vraisemblablement de l’époque de la consécration de l’église de Saint-Denis, c’est-à-dire du i 4 juin ou des jours voisins. Remarquer déjà que le concurrent 6 est le deuxième de l’année qui est bissextile.

ii 44* — 28 décembre.

Le pape Lucius II écrit à Pétronille, abbesse de Fontevrault, et à ses religieuses pour leur annoncer qu’il a ordonné à Geoffroi, XX. — Luchaire. — 4 es Mélanges d’histoire. 7

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archevêque de Bordeaux, à Geoffroi, évêque de Chartres, à Joscelin, évêque de Soissons, a Bernard, évêque de Saintes et à Gilbert, évêque de Poitiers, de terminer par un compromis ou un arbitrage, 4 o jours après le retour de Rome de Ülger, évêque d’Angers, la querelle qui était pendante entre cet évêque et le monastère.

Éd. Jaffé-Lœw., n° 8683 . — Pavillon, Vie de Robert d’Arbrissel, p. 629. — HF. y XV, 419. — Migne, t. 179, 924.

Le jugement ne fut porté qu’en 1149. — Cf. Migne , loc. cit. — L’évêque Joscelin n'y assista point : il fut remplacé par Hugue, archevêque de Tours, ainsi qu’on le voit dans l’acte qui fut dressé à la suite du jugement rendu. — Éd. De la Mainferme, Clyp. na.sc . ord. Fonte brald. (1688), II, p. 482.

11 44 - — Avant le 25 décembre.

L’évêque Joscelin confirme à Egeric, abbé de Saint-Ghislain, la donation que lui avait faite à Allemant un seigneur nommé Elefans ; il confirme également les biens donnés dans le diocèse de Soissons à l’abbaye, par Raoul, vicomte de Lanson et son épouse Cécile.

L’acte est daté de ii44 7 18 e année de l’épiscopat de Joscelin.

Éd. Mab., Ann. bened. y VI, 38 a.

n 44 . — Après le I er août. — Reims.

Joscelin, évêque de Soissons, souscrit à une charte de Samson, archevêque de Reims, qui notifie la donation faite à l’abbaye de Saint-Remi, par Albéric Matrand et son fils Gile, d’un moulin situé sur l’Aisne, au-dessous de Acy.

En outre Samson notifie que Gile a autorisé dans la suite les moines de Rest à construire sur ses propriétés un autre moulin, pour leur usage personnel.

L’acte est daté de ii44, Ind. 7, 8 e année du règne de Louis VII, 5 e année de l’archiépiscopat de Samson.

11 nous fait connaître la présence à Reims, avec l’évêque de Sois-

ANNALES DE LA VIE DE JO&CELIN DE VIËRZI g()

sons, de Barthélemi, évêque de Laon, de Gui, évêque de Châlons 1 , de Nicolas, évêque de Cambrai et de quelques abbés. — [Ces évêques et abbés étaient venus assister ce semble au sacre par Samson, de Thierry, le nouvel évêque d’Amiens, élu en remplacement de Guérin, démissionnaire.]

Cop. Varin, Arch. adm. Reims, I, p. 309 (d’après le Cartul. A. de Saint-Remi, f° 45 o).

1 144- — ReimsP

Gérard, abbé de Molesme (diocèse de Langres), fait un accord avec Samson, archevêque de Reims, en présence de Joscelin, évêque de Soissons.

Ind . Gall. Chr., IV, 7 33 .

Le Gallia ne donne point de dates plus précises ; mais il faut rapporter, ce semble, cet acte à la même circonstance que le précédent et le placer entre le i er août et le a 5 décembre.

ii44*

L’évêque Joscelin fait avec l’archevêque Samson la dédicace de la chartreuse du Mont-Dieu, au diocèse de Reims.

Cf. Gall. Chr., IV, 359. — Gillet, IJabbaye de Montdieu, p. 3 i (Reims, 1889).

Thibaud, « comte de Blois », remet aux mains de l’évêque Joscelin, pour l’entretien du prieuré de Bazoches, l’église de Notre-Dame de Châtillon avec ses dépendances, que lui et les comtes ses prédécesseurs avaient tenue en domaine et propriété.

Cf. Pécheur, Ann., II, p. 454 .

1. Récemment consacré par l’archevêque Samson, avant le i 4 juin, date de la Dédicace de Saint-Denis, puisque dans cette cérémonie, Gui consacre l’autel de Saint-Eustache.

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