‹ Quatrièmes mélanges d'histoire du Moyen Âge publiés sous la direction de M. le Professeur LuchaireChapitre 35 sur 79 · I IO · texte numérisé non relu

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MÉLANGES d’hISTOIRE DU MOYEN AGE

CLXXX 1 X Ii46. — Noyon.

En la présence de Joscelin, évêque de Soissons, Simon, évêque de Noyon, confirme à Ernaud, abbé de Saint-Crépin-le- Grand.

i° La donation que le comte de Soissons vient de lui faire à Estrées.

2° La chapelle de Beaulieu, avec ses dépendances.

3 ° Les dîmes que l’abbaye possède près de Crécy, sur les cultures de Gilbert de Crécy et de Eude de Bonneuil ; mais l’évêque réserve les droits du synode, de l’église de Noyon et de ses prêtres.

L’acte est signé notamment par Joscelin, par l’abbé Ernaud et par le comte Ive.

Daté de 1146.

Orig. Arch. Nat., L. 1006 21 . = Cop. Arch. dép. Aisne, Cart. moderne de Saint-Crépin le G d , H. 455 , f° 293.

A la prière de Eude, évêque de Beauvais et de Joscelin, évêque de Soissons, Gautier, abbé de Saint-Symphorien, donne à Pierre, abbé de Beaupré, la dîme du territoire de Presle.

Ind. Gall. Chr. y IX, 809.

11 46 . —• Soissons.

L’évêque Joscelin notifie que l’abbaye d’Ourscamp a acquis à perpétuité du commun accord des moines de Saint-Léger et de Gui, châtelain de Noyon qui se la disputaient, la terre dite del Bus. Ourscamp adonné en échange h Saint-Léger la terre achetée

à Albert de Tracy. Cet arrangement est accepté par Galeran, abbé d’Ourscamp, Bertrand, prieur de Saint-Léger et Pierre, abbé de Sauve-Majeure.

L’acte est souscrit par Gui, abbé de Saint-Jean-des-Vignes, l’archidiacre Raoul, le chapelain Jean.

Daté de ii46, « ind. io, ép. 17 », conc. 1.

Éd. Peigné-Delacour, Cart. d’Ourscamp , p. 75-76 et 284.

L’épacte et l’indiction sont celles de l’année 1147 : il se pourrait que l’acte soit postérieur au I er septembre 1146.

ii4o-ii46. —Mouzon.

Richard, abbé de Mouzon, notifie qu’il a renouvelé devant l’archevêque Samson, l’évêque Joscelin, de Soissons ; les abbés Ursion de Saint-Denis de Reims, Helluin,de Saint-Thierry; le comte de Rethel, Guitier, la donation qu’il avait faite en présence de l’archevêque Reuaud, aux « pauvres frères de Mont-Dieu », du champ de Baudoin et de tout ce que son abbaye possédait dans les limites de la chartreuse.

Cop. Arch. dép. Ardennes, H. 276, Cart. de la Chartreuse de Mont- Dieu (Invent. Sommaire, série H, p. 101). = Éd. Gillet, L’abbaye de Montdieu, pièces justif., p.. 6o5.

L’acte n’est point daté : Samson monte sur le siège de Reims dans les premiers mois de n4o; Helluin, abbé de Saint-Thierry, meurt au commencement de ii46.

En 1142, Samson confirme la fondation de la chartreuse de Mont- Dieu : Joscelin souscrit l’acte ; en ii 44, Samson et Joscelin consacrent l’église du monastère. [Cf. n 08 CXL et CLXVI.]

ii 47- — 2 février. — Châlons-sur-Marne.

[Extrait de: Luchaire, Louis VII , n° 198.]

Le roi Louis Vil sur le conseil de saint Bernard et de Joscelin, évêque de Soissons, et à la demande de Baudoin, abbé de Saint-

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Jean de Laon, déclare les prébendes de Saint-Pierre-en- 1 ’Abbaye éteintes à la mort des chanoines et les réunit à Saint-Jean.

Cop. Bibl. Nat., Chartes et Diplômes, 62, f° 123 ; coll. Grenier, 110, f° 17, d’après l’original aux archives de Saint-Jean de Laon, layette de Saint-Pierre. = Éd . Marlot, Hist. Rem. eccl., II, p. 352 .

ii 47 - — Du 2 avril au 5 juin. —Paris.

[Extrait de : Luchaire, Louis VII, n° 200.]

Louis VII, sur la demande de Thibaud, évêque de Paris, renonce en sa faveur à la taille qu’il avait prélevée sur les terres de l’évêché après la mort de l’évêque Étienne. Il décide qu’à l’avenir il n’exigera plus, en temps de régale, que les redevances accoutumées et la taille due régulièrement à l’évêque. En aucun cas cette taille ne pourra dépasser soixante livres.

Joscelin, évêque de Soissons, Suger, abbé de Saint-Denis, Hugue de Crécy, Barthélemi, trésorier de Laon, Philippe, frère du roi, Évrard de Breteuil, Thierri Galeran ont été témoins de cette concession.

Orig. Arch. Nat., K. 23 , n° 14. = Éd. Sauvai, Antiq. de Paris, III, p. 5 i. — Gall. Chr., VII, 63 , pr. — Dubois, Hist . eccl. de Paris, II, p. io 3 . —Guérard, Cartul. N.-Dame de Paris, I, p. 37. — Tardif, Mon. hist., n° 494.

L’acte n’est pas postérieur au 5 juin 1147, date à laquelle une bulle d’Eugène III le confirme. — Guérard, Cartul. de Notre-Dame de Paris, I, 25 .

1147. — 11 avr il- Pâques. — Paris.

Concile de Paris présidé par le pape Eugène III. On y examine les doctrines théologiques de Gilbert de la Porrée.

Après Adam de Petit-Pont et Hugue de Champfleuri, chancelier du roi, futur évêque de Soissons, Joscelin prend la parole contre Gilbert.

ANNALES DE LA VIE DE JOSCELIN DE VlERZl I 13

Gilbert ayant dit qu’en Dieu le principe de la paternité est différent du principe de la divinité, l’évêque de Soissons se lève brusquement et soutient qu’il n’y a aucune différence de principe, et qu’en Dieu, le principe de la paternité est absolument la même chose que le principe de la divinité.

Il ne pouvait y avoir plus malheureuse répartie : l’évêque Joscelin tombait dans l’erreur opposée à celle qu’il reprochait à Gilbert. D’où il résulta que la réprobation avec laquelle on avait accueilli la déclaration de Gilbert, se retourna soudain contre l’évêque.

Les discussions durèrent plusieurs jours ; mais le pape Eugène III qui voulait se donner le temps de mieux étudier la question, renvoya le jugement des doctrines de Gilbert à un autre concile qui se réunit à Reims l’année suivante.

Sources : Historia Pontificalis, attribuée à Jean de Salisbury, dans Pertz, il/. G. SS. y XX, 5a2. — Chronique d’Otton de Frisinque, « De Gestis Friderici », I, libre I, ch. 5 o à 53 . — Geoffroi, Lettre à l’évêque d’Albano (ce dernier auteur, moine de Clairvaux et secrétaire de saint Bernard, semble très prévenu contre Gilbert de la Porrée), — dans Labbe, Concil., X. — Abbé Berthaud : Gilbert de la Porrée y p. 268 et seq. — Cf. Pécheur, Ann. dioc. Soiss ., II, p. Ô2i ; et Gall. Chr., IX, 35 g.

1147. — Avant le 25 décembre.

Raoul, comte de Vermandois, écrit à Suger, abbé de Saint- Denis, pour lui demander de fixer le jour où il veut avoir une entrevue à Paris avec Samson, archevêque de Reims, au sujet des chevaliers que son frère a faits prisonniers [de militibus captis].

L’archevêque de Reims a fait savoir à Raoul par Joscelin, évêque de Soissons, qu’il viendra à Paris le 28 décembre, mais qu’il ne lui est pas possible d’y venir plus tôt.

Èd. HF.y XV, 490. — Cartellieri, op. cit. y n° i 5 o.

HF. date cette lettre de 1147 P arce que dans le courant de la lettre il paraît bien être dit que « quarta dies post Natale Domini » se trouve être « dies lunae » ; ce qui se vérifie en 1147.

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