XX. — Luchaire. — 4 es Mélanges d’histoire
MÉLANGES d’hISTOIRE DU MOYEN AGE
1147. — Reims.
A la demande de Haimon, prieur de la chartreuse du Mont- Dieu, Samson, archevêque de Reims, donne à l’abbaye de Saint- Remi, l’autel de Nouvion, dans le Porcien, en échange d’une terre que l’abbaye possédait dans les limites du prieuré.
L’évêque de Soissons, Joscelin a été témoin de cet arrangement.
L’acte est daté de 1147, 7 e année de l'archiépiscopat de Samson.
Éd . Mab., Ann. ben., VI, 4 ^ 4 * — Ind. Gall. Chr., IX, 359.
Avec le consentement de l’évêque Joscelin, Pierre, abbé de Braine, échange la dîme que son abbaye possédait sur la grange de Trosly appartenant à Prémontré, pour le cens que cette seconde abbaye percevait au château de Braine et à Brenelle.
L’acte est souscrit par Eude, abbé de Bonne-Espérance, Godefroi, abbé de Valsecret ; Maurice, abbé de Valchrétien ; Girelme, abbé de Chartreuve ; Gilbert, prieur de Braine, « tune temporis in abbatem electi », le prieur Etienne, le sous-prieur Louis.
Daté de 1147, ind. 10, ép. 17, conc. 2.
Orig. Arch. Nat., L. 995 13 .
ii47-
Suger, abbé de Saint-Denis, écrit au pape Eugène III au sujet du désaccord survenu dans le chapitre de l’église Notre-Dame de Paris, entre Clément, doyen du chapitre, et le grand chantre à qui ce doyen avait « outrageusement imposé silence », au moment où, au chœur, il indiquait à un clerc les chants à exécuter.
Le chantre, dit la lettre de Suger, avait fréquemment proposé
annales de la vie de JOSCELIN DE VIERZ1 I I 5
à Clément de terminer l’affaire à l’amiable ; à sa demande, Thibaud, évêque de Paris, le chapitre lui-même, Hugue, évêque d’Auxerre, Joscelin, évêque de Soissons, étaient intervenus tour à tour pour que le doyen fît la paix: tout était demeuré inutile. L’abbé Suger demande au pape de terminer le différend.
Éd. HF ., XV, 488 [Épist. Sug. 61].— Boulay, Hist. univ. Paris, II, p. 248.
[On ignore quelle décision fut prise par le pape Eugène III.]