‹ Quatrièmes mélanges d'histoire du Moyen Âge publiés sous la direction de M. le Professeur LuchaireChapitre 44 sur 79 · CCXXXVII · texte numérisé non relu

CCXXXVII

II 26 -Il 52 .

Joscelin, évêque de Soissons, accorde à Hugue, abbé de Prémontré, confirmation de :

i° La vigne donnée près de Clamecy, à l’abbaye, par Milon, fils d’Ermène ;

2 0 La vigne « in valle de Vorant » (?), don de Ermène ;

3 ° Une vigne au-dessus de Bray, don de Aveline, fille d’Ermène ; 4 ° Une vigne, sise à Bray, don de Engelbert, seigneur de Clamecy ;

5 ° D’autres vignes, données à l’abbaye par Hugue de Clamecy, frère d’Eude le maire; Herbert; Robert, son frère; Terric et son épouse Frédésende; le religieux Hubert; d’autres personnages de Clamecy.

Oriff. Arch. Nat., L. 995 2 .

L’acte n’est point daté ; nous n’avons point rencontré ailleurs trace de ces donations.

CCXXXVI 1 I

1126-1152. — Septmonts.

La comtesse Ermengarde, mère de Mathilde, abbesse de Notre-

1. Les barons avaient, en diverses circonstances, prêté leur appui à Eude, prédécesseur de Henri de France, mais toujours moyennant finances ; et de ce chef la mense épiscopale se trouvait grevée d’un impôt assez lourd, connu sous ce nom de bénéficia denariorum. Estimant la mesure abusive, Henri la supprima net. Grande fut la colère des barons qui menacèrent l’évêque et se préparèrent à reconquérir leurs'droits par les armes [Cf. Vacandard, Vie de S. Bernard , II, p. 477].

MÉLANGES d’hïSTOIRE DU MOYEN AGE

Dame de Soissons, quitte le monde du consentement du seigneur de la Ferté, son mari, et se fait religieuse à Notre-Dame, sous la conduite de sa fille. Elle apporte au monastère, en entrant en religion, la seigneurie d’Aizy qui était le bien patrimonial de sa famille. Quelques difficultés s’étant élevées au sujet de cette terre avec deux seigneurs des environs, Ermengarde vint elle-même trouver l’évêque Joscelin à Septmonts, où l’affaire fut terminée au profit de l’abbaye.

Éd. Dom Germain, Hist. de Vabb. de Notre-Dame de Soiss., (Paris, 1675), p. i 44 « — Pécheur, Ann., II, p. 3 oa.

Saint Bernard écrit à Joscelin, évêque de Soissons, en faveur de Simon, abbé de Chézy.

L’évêque de Soissons, ainsi que nous l’apprend cette lettre, avait privé l’abbé de Chézy de ses droits abbatiaux « propter ver bum incaute a se inconsulteque prolatum ». Saint Bernard avait supplié, mais en vain, l’évêque de Soissons, de ne pas tenir rigueur plus longtemps h Simon « vir religiosus, et amicus noster et filius vester ».Des arbitres choisis pour régler l’affaire avaient plutôt penché pour le bon droit de l’abbé. Saint Bernard tente à nouveau de fléchir l’évêque.

Éd. Migne, t. 182, 469 (Ép. a 63 S. Bernardi).— Pécheur, II, p. 44 a.

La lettre ne renferme aucune indication qui permette de la dater. L’abbé Simon est nommé en 11 34 dans les titres de Marmoutier.

ii4o*ii52.

L’évêque Joscelin notifie que Robert de Besvil, Aude son épouse, et Dreu, son fils, ont donné à l’abbaye de Saint-Martin de Laon pour les troupeaux de l’abbaye, le droit d’usage sur toute leur terre, excepté sur le bois d’Algival où leurs hommes le possédaient.

L’acte est souscrit par Nivelon [que le cartulaire nomme à tort

prévôt\ y par Roger, abbé de Saint-Crépin-en-Chaie, par le chapelain Jean, par Anselme de Septmonts; Eude de Mici, Jean de Lafon, Bernard de Crouy.

Cop. Bibl. munie. Laon, n° 53 a, Gart. ancien de Saint-Martin, f° 66.

L’acte n’est point daté; Roger ne fut point abbé avant ii3i, le monastère de Saint-Crépin-en-Chaie ayant été fondé vers cette année. De plus, l’erreur commise au sujet de Nivelon qui est appelé prévôt indique que Nivelon était déjà dignitaire, c’est-à-dire doyen ; l’acte est donc postérieur à la fin de 1169, époque à laquelle disparaît le doyen Rothard auquel succéda Nivelon.

ii45-ii52.

Joscelin, évêque de Soissons, accorde à l’abbaye de Prémontré confirmation d’un grand nombre de biens, notamment de :

i° La remise faite à l’abbaye par Lisiard, vicomte de Bucy, du tiers de la dîme qu’il possédait sur les vignes de Bucy;

2° La donation faite à l’abbaye par Emeline, sœur de Lisiard, de la maison de Bucy où demeurent les frères ; le comte Renaud a affranchi cette maison de toute redevance ;

3 ° La charretée de foin que le même Lisiard doit livrer chaque année aux frères de Bucy ;

4 ° Un muid de vin, 4 setiers et demi de vinage, deux poules, une terre à ensemencer 6 setiers, dons de Lisiard de Bucy ;

5 ° Le moulin des Roches, don du comte Renaud ;

6° Le tiers du pressoir de La Croix, une petite maison et deux arpents de terre, 5 autres arpents à Morval, dons de Mathilde, veuve de Bérard dé la Porte ;

7 0 Trois arpents de terre in Dalfaart , don de Asceline, sœur de Mathilde ;

8° Des terres données par Geoffroi dit Escoz et Élisabeth, fille de Rose ;

9 0 Une vigne, in Ruella y don de Bernard dit Bernier et de Helvide son épouse ;

io° A Montfaucon, une terre d’un arpent, donnée par Gui, fils de Terric ; une vigne, donnée par le religieux Dominique; une autre vigne, donnée par Eude Bailez ;

ii° Une vigne et des terres près de Launoy.

MELANGES E HISTOIRE DU MOYEN AGE

Orig. Arch. dép. Aisne, H. 761, liasse. Scellé.

L’acte n’est point daté ; il est postérieur à ii 45 (environ) puisqu'on y rencontre la mention : « Ivone de Nigella gui post eum (Rainaldum comitem) cornes successit. » lve de Nesle ne paraît guère avoir succédé au comte Renaud avant n 45 : on rencontre son nom dans deux actes de l’évêque Joscelin, datés de ii45. (Cf. n ° 8 CLXXII et CLXX 1 II.)

ii48-ii52. — Noyon.

Baudouin III, évêque de Noyon, notifie que, du temps de son prédécesseur Baudouin II, alors que lui-même n’était que doyen du chapitre de Sainte-Marie, son frère Adam, chevalier deTrosly, avait du consentement de son épouse Berthe, donné à l’église de Prémontré ce qu’il possédait de dîmes à Pinon, moyennant pour sa femme un cens de trois muids de froment et de deux muids d’avoine, mesure de Trosly, qui lui serait payé sa vie durant.

À la mort de Adam, prenant occasion d’un séjour à Noyon, de Joscelin, évêque de Soissons, Baudoin et ses frères Pierre et Joubert renouvelèrent la donation par devant l’évèque de Soissons, et y ajoutèrent ce qu’eux-mêmes possédaient de la dîme de Pinon.

La donation fut laite en la présence du prêtre Gosvin et de l’écolâtre Eude, religieux de Prémontré.

Orig. Arch. N les , L. 9q5 36 , liasse de titres de Prémontré.

Cet acte L. 99 5 36 est une confirmation de cette donation, émanée en 1172 de Baudoin III, évêque de Noyon.

Baudoin II succéda en 1148 à Simon de Vermandois; c’est pourquoi nous plaçons entre ii48 et ii52 l’intervention de Joscelin dans cette affaire.

ii5o-ii52. — Après le 18 octobre ii52.

L’abbaye d’Igny possédait une terre qu’elle tenait de Raoul de Glenne, et deux champs que lui avaient donnés Clément et Gil-

ANNALES DE LA VIE DE JOSCELIN DE VIERZI I 3q

bert de Cammerér ; mais la dîme de ces biens appartenait aux moines de Saint-Thibaud.

Pour éviter toute querelle, l’évêque Joscelin, du consentement des deux monastères, décide que, quelle que soit chaque année la production de la terre, Igny paiera pour sa dîme, trois setiers de blé et trois d’orge.

Quant à la terre qu’Igny possède à Ressons et qu’elle tient de Philippe d’Oulchy, l’évêque décide qu’elle donnera à Saint- Thierry pour la dîme de trois setiers qu’elle lui doit, deux setiers de blé et un d’orge.

Cop. Bibl. Nat., L. 9904, Gartul. de l’abbaye d’Igny, f° 88.

L’acte n’est pas daté ; mais il est postérieur à l’échange conclu en n5oavec Philippe d’Oulchy, par lequel l’abbaye acquiert les deux champs de Ressons dont la dîme est ici fixée.

ii 52. — Vers le 24 octobre.

Mort de Joscelin; évêque de Soissons.

« Eodem anno ( 115a) Joslenus Suessionensis episcopus raptus demedio, in pace guievit. » [Charte tirée des archives d’Essômes, dans Machaut, Ilist. du B. Jean de Montmirail ; Copie de chartes, p. 443.]

Histoire littéraire, « 24 ocl. ii5i », d'après Robert du Mont, ad an.

Guillaume de Nangis : Obierunt etiam viri religione et scientia clan, Hugo Autissiodorensis et Joslenus Suessionensis épis copi. ad an.

1152. [Èd. Géraud (i843), I, p. 5o.]

Gall. C4a, IX, 35 9 : « IX cal. Nov . »

Mabillon, Ann. ben., VI, 552 : « IX cal. Nov. »

Pécheur, II, 473, « 9 novembre » [pour avoir mal lu le Gallia]. Nécrologes de Fontevrault et de Saint-Just de Beauvais, nécrologe de Fontaine : « a5 oct. » [d’après le Gall. Chr., IX, 36o.].

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