‹ Que devons-nous à l'Angleterre? La défense nationale, la révolution impérialiste, le tribut à l'EmpireChapitre 47 sur 80 · FUSILS, CANONS ET BAÏONNETTES · texte numérisé non relu

FUSILS, CANONS ET BAÏONNETTES

l'N DANGER IMMINENT POUR VOIS, CULTIVATEURS

Une des lubies du vieux Tupper, c'est la Fédération impériale. La Fédération Impériale signifie une alliance plus intime entre l'Angleterre et ses colonies en général et le Canada spécialement.

Une des conditions da cette alliance serait qu'en temps de guerre, le Canada serait appelé à payer sa part des Irais en argent et en hommes!

Et comme l'Angleterre est presque toujours en guerre avec quelqu'un, nous aurions continuellement à nous taxer pour trouver l'argent, à tirer au sort pour fournir les hommes !

En retour l'Angleterre créerait ces drôles baronets, chevaliers de ceci, commandeurs de cela.

Mais le peuple resterait chair à canon!

A peine sir Charles Tupper a-t-il été revenu d'Angleterre qu'il a commencé à préparer les voies à la réalisation de son épouvantable projet.

L'Angleterre a été menacée d'une difficulté avec les Etats-Unis à propos de quelques arpents de terrains miniers dont clic réclamait la propriété dans le Venezuela, à des mille milles de notre pays, dans l'Amérique Centrale. Vite, sir Charles, pour faire l'officieux, s'empresse d'ordonner l'achat en Angleterre de fusils et de canons, etc., pour UN MILLION HUIT CENT MILLE PIASTRES ($1,800,000.00) en pleine session, sans consulter les chambres.

Ce n'était pas assez.

Il lui fallait TROIS MILLIONS!

M. Poster a propose le 21 avril 1890 (page C902 du Hansard) une résolution autorisant un emprunt de TROIS MILLIONS DE PIASTRES pour payer les achats faits et à faire.

On avait alors commandé 40,000 fusils Lee-Enfield et 23,000 carabines du même nom pour la cavalerie. On avait commandé quatre batteries de six canons, des canons de 12* avec les munitions nécessaires.

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