LE PRIVILEGE D'UN CITOYEN BRITANNIQUE
Nous sommes heureux d'apprendre par nos dépêches d'Ottawa que le gouvernement. tout en favorisant l'envoi de volontaires au Transvaal, selon le désir à lui exprimé par les autorités impériales, a pris le soin d'agir de telles façons que les mesurée actuellement adoptées n'engagent point l'avenir du paya.
La prérogative la plus sacrée d'un citoyen britannique eat de ne pas payer d'impôts, soit d'argent, soit de sang, sans avoir le droit de représentation.
C'est précisément ce privilège que la Grande-Bretagne a résolu de faire prévaloir par les armes dans le Transvaal.
Expliquons-nous. Ix; Canada n'a pas voix au chapitre impérial. Il n'est point représenté dans le parlement de la Grande-Bretagne.
Le gouvernement impérial peut déclarer la guerre à n'importe quel pays du monde, sans que le Canada et les autres colonies soient consultés.
Il s'est trouTc parmi nous des hommes assez irréfléchis — en très petit nombre, il est vrai — pour émettre le principe que cette colonie doit toujours se tenir prête » fournir des troupes à la Grande-Bretagne, pour n'importe quelle guerre qui serait déclarée sans sa participation.
Les hommes publics d'Angleterre et ceux du Canada, dignes de ce nom, ne peurent faire autrement que de répudier de semblables théories.
De la Patrie du 21 octobre 1899:—