‹ Que devons-nous à l'Angleterre? [microforme]Chapitre 101 sur 120 · JOUEURS DE SERINETTES · texte numérisé non relu

JOUEURS DE SERINETTES

sir Hugh Graham en perspective — veut absolument que nous partions en suerre pour le Transvaal, Partez vous-même, Qui donc vous en empêche ? Le commandant en chef des armées britanniques est encore à Londres, et Sir Hugh Graham trouve que le gouvernement du Canada est bien en retard.

La peuple de ce pays ne se compose ni d'imbéciles, ni de têtes chaudes, ni de farceurs.

Si jamais — ce qu'à Dieu ne plaise — l'empire britannique est menacé, tous les Pret a sondiens de la Reine, quelles que soient leur origine et leur croyance vert prêts à prendre part à la défense du drapeau commun.

Le conflit entre la Grande-Bretagne, riche, Puissante, et le petit Etat du Transvaal n'est assurément pas de nature à jeter l'alarme dans les

Si Je futur baronnet du “Star” et le poussif colonel de Glengarry tiennent absolument à aller se mesurer a

vec les Burghers de M. Kruger, ils connaissent le chemin de l’Afrique, qu'ils se mettent en route :

Au lieu de faire de la Œuerre de parade dans les gasettes, qu'ils sautent sur le prochain navire en départ pour Londres. Alors, et alors seulement, nous eroirons à leur sincérité. D'ici là, nous tiendrons + Hugh Graham Pour un joueur de serinettes politiques.

Assurément, quand on est propriétaire d’un journal comme Je bon an, mal an, dit-on, 850,000 à 875,000, on doit de voyage, son armure, sa poudre et ses pistolets.

Donc, pas d'histoires mais des actions.

En route,

“Star”, qui rapporte, être eu mesure de payer ses frais

qu'une seule solution : la défaite

ee —

De la Patrie du 6 octobre 1899 : — CALMEZ VOS NERFS

NO 00 8 +0 0e ve 60 66 6+ . et a 2 à LS 9 1 TL 7 7 I TETE

M: Hush Graham prend des allures de Don Quichotte dans l'affaire du Transvaal. Il n’a pas d'objection à se battre contre des moulins à vent, mais soyez certain que son “impérialisme” ne le poussera [pas] jusqu'en Afrique.

Ile une peur bleue des balles des Boers : Ces gens-là visent si juste.

De la Patrie du 7 octobre 1899 : — NI PLUS VITE NI PLUS LENTEMENT

Sir Hugh n'est pas encore parti pour aller casser les os aux burghers du Transvaal. Que fait-il done?

Pourquoi s'attarde-1-11 quand, selon lui, l'Empire est en péril?

octobre 1899 :— PORTEZ ! ARMES !

Enfin! Sir Hugh Graham et le Sénéral Dalby sont libres de s’enrôler pour le Transvaal. Nous sommes autorisés à leur dire que leurs frais de voyage seront libéralement payés !

H est à espérer qu'ils ne tarderont pas à donner le bon exemple, et qu'ils enverront sans retard leur nom au ministre de la guerre, à Ottawa.

Tous deux sont de belle taille : ce sont de solides gaillards comine ceux-là qui portecont l’effroi dans les rangs des burghers.

Sûrement, ils ne se contenteront point de publier des articles flamboyants dans le À

Des articles, ça ne tue Personne. C'est avec des canons, des balles, avec de la poudre, avec des sabres, avec des hommes, que se fait la guerre.

Le gouvernement canadien paie les frais de route, paie l’habillement.

Le Souvernement impérial paie les armes, pale la poudre, la nourriture, les gages.

Le Star ne manquera pas de fournir ses meilleurs hommes.

Et ses meilleurs hommes sont sir Hugh Graham et le général Dalby.

Portez ! Armes ! ! k

De la Patrie du 30 décembre 1899, — comparant l'attitude de M. Chapais, dans le Courrier du Canada, à celle de M. Graham, dans le Star:—

De la Patrie du 14

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