‹ Que devons-nous à l'Angleterre? [microforme]Chapitre 102 sur 120 · LES DEUX FONT LA PAIRE · texte numérisé non relu

LES DEUX FONT LA PAIRE

Puisque l’on est fervent partisan de la guerre au “Courrier du Canada”, que ne où pour l’Afrique du Sud ? Ecrire des Palinodies sur la loyauté, au coin du feu, les deux pieds sur les chenets, est chose simple et facile.

Lettre de M. Henri Bourassa à Sir Wilfrid Laurier (1)

A Sir Wiltrid LAURIER, P.C. G.C.M.G.

Premier Ministre du Canada.

Monsieur le Ministre,

Dans une. déclaration , de Toronto, vous avez dit, à propus de l'envoi d

sur la milice, et je puis dire que j'ai étudié sont enrôlés pour la défense du Dominion. Ils destinées à combattre pour la défense du Canada... comment pourrions-nous le res? Nous ne pourrions rien

nous faudrait convoquer le Parlement.”

on, j'attendais

termes, ni le motivé.

Si des offres ont été faites, d'où et de qui venaient-elles ? L'Empire britannique est-il vraiment en péril et réclame-t-il nos armes pour le sauver ? Ou sommes-nous en présence d'une tentative de fédération militaire de l’Empire, projet cher à M. Chamberlain ?

Voiei des questions que le peuple canadien a le droit de poser et d'entendre résoudre nettement avant de se laisser entraîner dans une guerre don maintenant ui les causes ni la légitimité.

guerre n’est pas le fait du peuple anglais:

sieurs des hommes d'Etat les plus distin les intérêts propres Canada ;

t +1 l'expédition de nos troupes réserve, tre considérée comme un précédent.

, C'est le fait accomolt.

est l’axiome par excellence du libéralisme mentaire : NO TAXATION

Canada est prêt à re constitutionnelle, à sa liberté parlementaire, soixante-quinze ans de luttes ronne.

Il s'agit de décider si le Peuple canadien sera guerres de l’Empire sa soient ouvertes, sanglantes.

Jamais à appuyer cette

Citoyen britannique, fier de se à son auguste souveraine, je suis ma parole et de mes actes, pour de la confédération canadienne,

(1) Reproduite de la Patrie, du 20 octobre 1899.

— ft … Mais loyal avant tout, pa

ni l'électorat.

Tels sont les Principes que j'aurais posés, les opinions que J'aurais fait valoir à ls Chambre des

Privé de ce droit, 11 ne me reste qu'un moyen d'affirmer et de justifier mon attitude. 1! m'en coûte d'y recourir, à cause de l'admiration Personnelle que vous m'inspi-

res. et de mon attachement aux autres Prinicpes politiques qui vous ont toujours guidé et que je veux

‘anime m’empêche d'hésiter davantage, Je me mon mandat parlementaire et je me présenterai de noules électeurs de Labelle ; je leur exposerai loyalement la situation et confiant dans le résultst de l'épreuve, J'attendrai leur réponse avant de reprendre mon siège à la Chambre des Communes.

Agréez, Monsieur Je ministre, l'assurance de ma haute considération. HENRI BOURASSA.

CONFÉRENCE COLONIALE DE 1902 L'invite aux Colonies (:)

Mr. CHAMBERLAIN TO LORD MINTO.

London, January 23, 1902.

Cenfidentiol.

ments can be communicated with.

rit" 1 Proposed Conference, hope your Premier will be able to remain for a short time, say three weeks, after ceremony, as the Suest of His Majesty’: Government. Please telegraph reply. Despateh follows.

(Sgd) CHAMBERLAIN.

LORD MINTO TO Mr. CHAMBERLAIN.

Ottawa, February 3, 1902.

Referring to your despatch of December 27, my Government accepts invitation extended to Prime Minister to attend Coronation. He expects to sail about June 16, aocompanied by Lady Laurier, but exact date cannot yet be fixed. Referring to the several questions mentioned in your despatch of January 23, the enly one which, in the opinion of my Ministers, gives promise of useful discussion fe that

relatio:s now existing between the MotherCountry and the great self-governing Coloaies, and particularly Canada, are regarded by my Ministers as entirely satisfactory,

In the opnion of my Ministers, there is thüé but a limited range of subjects upor. which the contemplated conference can he productive of useful action. Nevertheless,

Imperial interest, and Canada's representative will be prepared to give respectful consideration to any profisnls that may be submitted by His Majesty's Government or by

Déclarations de MM. Laurier et Borden (2)

Le 15 avril 1902, au cours d'un débat soulevé par M. MACLEAN, sur

‘le commerce préférentiel avec l'Empire” :—

The PRIME MINISTER (Rt. Hon. Sir Wilfrid LAURIER) : ..,...It would be the Me nogndsl Policy that could be devised for Canada to enter into the vortex In me the nations of Europe, England included, are engaged at the present time, and Which

(1) Sessional Papers, 1902, No 64.

(2) Extraits des Debates of the House of Commons, 1902. Le chiffre de la colonne est indiqué après chaque citation.

sHjErl ÏE IRL

Page 1