SCÈNE XII
LES JOUEURS, HERMANN, paii LOUISE.
HERMANN
Les lâches ! ils semblent tous conjurés contre moi, contre cette pauvre femme. Eh bien I ^îwn, vous n'aurez pas la joie de lue voir malheureux ; je ne vous croirai plus.
(Il s'assied sur un fauteuil à gauche.)
LOUISE, derrière la chaise da Général et regardant Hermaun du coin de l'œil.
Gagnez-vous, général?
LE GÉNÉRAL
Ne m'en parlez pas, j^ai un bonheur effrayant. Ces messieiu's ne' sont pas foiii. Prenez-vous votre revanche?
LÉONARD, se levant*
Merci, merci.
LE GÉNÉRAL
Gomme vous voudrez. G'est un compte rond, vingt-quatre
fiches (les deux jeaues gens payent) qUC j^CmpOChe.
-ACTE V, SCÈNE XII. i2i
^ ÉMILE^ bas, prenant le bras de Léonard.
Comme c'est amusant ! venir pour danser , et perdre son argent ! .4^
LÉONARD
Coûsole-toi^ on dit qu^il y a un souper. *
(Ils s'éloignent. Louise a pris le bras du Général.,^,, LOUISE, bas.
Il mj||inYitée à valser. Les demoiselles ne^ valsent pas. Il a paru le regretter. — Il est là.
LE GÉNÉRAL
Tiens, c'est vrai.
LOUISE
Mon Dieu î il regarde toujours ! — Appelez-le.
' "''^ , LE GÉNÉRAL
Mais... . .4
LOUISE
Appelez-le.
LE GÉNÉRAL
Hermann !
hermZnn.
Mon oncle ? Pardon, je n'avais pas vu mademoiselle.
LOUISE
Madame de Venieuil valse bien, n'est-ce pas ?
HERMANN
Ce n'est pas à moi qu'il appartient de 1% louer.
LE GÉNÉRAL, faisant signe à Hermann de se taira.
Hum! hum!
LOUISE, étonnée, à Hermann.
Pourquoi aonc ?
HERMANN. '*'
Mais parce que...
LE GÉNÉRAL
Hum! hum!
LOUISE
Vous êtes enrhumé, général ?
LE GÉNÉRAL
Nullement
HERMANN
Mais, général, est-ce que mademoiselle ignore?...
♦ LE GÉNÉRAL. v
Hum ! himi ! hum !
LOUISE
Vous vous êtes certainement enrhumé. 11 faut boire iin verre de punch, c'est excellent pour le rhume.
LE GÉNÉRAL
Oui, c'est cela. Conduisez-moi au buffet.
(U rentratne presqae malgré elle, et ils Mf^nt par la porte du fond.)