ACTE il, SCÈNE
vos confidences , vous troubleriez la mienne. Éloignons-nous unj^u.
EMILE, bas à Léonard.
Enfin, nous connaissons la couleur de ses paroles! C^est le premier mot que prononce ici Son Altesse Moldo-Valaque.
LE PRINCE, emmenant de Tliërigny sur le devant de la scène, lui dit à Voix basse.
Vous venez d'insulter une femme digne de tous les respects. Ne faites aucun mouvement de surprise, souriez, monsieur, souriez, je vous prie. Madame de Verneuil est de mes amies. A quelle heure mes témoins pourront-ils passer chez vous ?
DE THÉRIGNT.
Eh ! mais... dans la soirée.
LE PRINCE
Ce sera pour demain.
DE THÉRIGNY
Pour demain, soit
LE PRINCE
Rions un peu maintenant. (Haut.) Qu'en dites-vous?
DE THÉRIGNY
C'est très-drôle, prince, c'est très-drôle.
(Tout le monde s'est levé* de table. ) ^ ALEXANDRE.
Quel dommage, prince, que nous ne puissions partager le plaisir de notre ami ! Mais la c^scrétion ! Personne n'en a plus que moi quand il s^agit de l'honneur d'une femme* — Qu^as-tu donc, Thérigny ? te voilà tout triste.
DE THÉRIGNY
Moi? Rien. N^allons*nous pas fumer? **
A ALEXANDRE
C'est juste, je m'oubliais. Nous n'avons plus qu'une heure.
LE PRINCE, à HermanD, regardant la fleur qu'Amélie lui a mise à la boutonnière.
Vous avez là une rog^magnifi^lfee.
HËRMANN.
N'est-ce t)as ?
LE PRINCE
Et feartrare. Mon jardmier qui prétendait qu'il n'y en avait que chez moi I...
HERMANN
Des roses ? . .
LE PRINCE
De cette espèce. J'en ai cueilli une ce matin, que j^ai mise dans un bouquet.
HERMANN
Vous êtes amateur, prince?
LE PRINCE
Et connaisseur.
ALEXANDRE, aiiqael an Domestique est venu parler bas.
Le général? Le général de Courtenay ? Mais quil entre, qu'il entre. (Le Domestique sort. ) Hcrmaun, c'cst tou ouclo le général qui te demande. Dis-lui... Mais le voici.