ACTE II, SCÈNE IL
/^. TOUS
Excellent U '&^
LE GÉNÉRAL
Touchante unanimité ! Mais je vous ai dérangés , qicssieiirs. Je ne voulais que dire un mot à Hérmann. ( a Alexandre. ) Kt le père Legrand vous a donc laissQ?...
, ALEXANDRE
Deux millions, à votll^service, général.
LE GÉNÉRAL
Oui, à mon service ! Qull a gagnés à mon service, vous voulez dire. Ce diable de Legrand ! impo^ible de le toucher- au défaut delà cuirasse. Il avait toujours de bonnes raisons pour nous fournir de mauvaises choses. Eh ! n'est-ce pas son portrait que je
vois là? (il regarde un portrait qui est au-dessus de la première porte à gauche.)
Oui, c'est lui-même. Ah ! vieux gueux ! vieux gueux ! 11 n'y a pourtant que ces vieux gueux-là qui font fortune.
ALEXANDRE, se dressant sur la pointe des pieds.
Général !
LE GÉNÉRAL, lui posant la maiu sur l'épanle et examinant tour à tour sa "•flgure et le portrait*
C'est bien cela. Le nez en trompette, Ja bouche fendue, et le toupet même, le toupet !
ALEXANDRE^ eu colère.
Mais, général...
LE GÉNÉRAL
Et nous faisons danser l'héritage du papa Legrand, à ce que je vois ? Mais je vous laisse, messieurs. Viens-tu, Hermann ?
ALEXANDRE
Nous vous cédons la |(ace, restfeiê nous allons voir mes chevaux. (^ paru) Ces vieux grognards ont des manières... (Haut.) Venez-vous, messieurs?
(ils sortent tous par le fond.) LE GÉNÉRAL, riant.
Drôle de petit bonhomme I