SCÈNE III.^ HERMANN, LE GÉNÉRAL
HERMANN
De quoi s'agit-il, mon oncle? Allez-vous encore nous quitter, reprendre du service, retoumet en Afrique?
LE GÉNÉRAL/
Non, monsieur mon neveu, j'aide l'Afrique etxiu service pardessus les yeux, et je ne quitterai plus Paris que pour la dçrnière campagne. Mais comme vous savez très-bien, je suis l'exécuteur testamentaire de ma femme, laquelle, dans sa sagesse, a jugé à propos de vous lais*r tout son bien, et à moi rien. Il y avait, pour surcroît, un tas de legs de mille bêtises ; puis des mineurs, des oppositions, que sais-je, moi? Tout cela m'a donné un mal de chien ! Mon Élise, qui savait mon horreur pour les paperasses, a voulu m'y plonger jusqu'au cou après sa mort. A la fin j'en suis hors. M. Robertin, le notaire, m'a dit que tout était terminé; il ne manque plus que ta signatm*e. Je vous signifie donc, monsieur mon neveu, d'avoir à passer chez lui demain dans la matinée.
HERMANN
J'y passerai, mon onclo^Mais rien ne presse.
LE GÉNÉR^AL
Au contraire, car je veux en finir, je veux te remettre en mains propres toute ma fortune, c'est-à-dire toute la fortune de ma fenune.
HERMANN
. Je vous ai déjà dit^ue je vous en laisserais la jouissance avec plaisir.
LE GÉNÉRAL
Laisse-moi donc tranquille! Je. t'ai déjà dit, moi, que je n'ai besoin de rien. Ma retraite me suffit. Mais, à présent que te voilà riche, tu vas te marier, j'espère. • •
HERMANN
Ôh! j'ai le temps.
LE GÉNÉRAL
Ces ieunes gens sont étonnants! Us ont le temps de tout faire.