SCÈNE II
Les MÊMES, LE GÉNÉRAL.
CLAIRE
Eh ! bonjour, général. Que c'est aimable à vous d'arriver le premier !
Bonjour, mes chères mignonnes, bonjour; et, puisque le mari n'est pas là, je vous embrasse toutes les deux. — Je viens de bonne heure pour causer avec vous.
CLAIRE
Pour causer? Vous qui nous traitiez toujourt de petites bavardes !
LE GÉNÉRAL
Vous pourrez me traiter de grand bavard.
CLAIRE. ^
Non. Et monsieur votre neveu?
LE GÉNÉRAL
11 viendra plus tard.
LOUISE
Voulez-vous prendre quelque chose ?
LE GÉNÉRAL
Merci.
CLAIRE
Vot« rafraîchir ?
LE GÉNÉRAL
Mercin
Vous asseoir ?
LE GÉNÉRAL
Merci, merci. Ce que je demande, c'est que nous causions,
CLAIRE
Causons donc.
LE GÉNÉRAL
Le difficile est d'entrer en matière. — Votre mari va bien ?
CLAIRE
Oui, généraL
LE GÉNÉRAL
C'est une question terriblement délicate. — Et vous vous portez bien aussi ?
LOUISE
Oui, général.
LE GÉNÉRAL
Je croyais que c'était la chose la plus simple, et voilà que je m'entortille dans mes phi*ases. Il y a pourtant deux jours que je . rumine cela dans ma tête. — Voici de quoi il s'agit. Vous connaissez mon neveu : comment le trouvez-vous ?
CLAIRE
Charmant !
LE GÉNÉRAL, regardant Louise. *
Ah!
On ne peut plus aimable, un ton parfait et une figure qui me plaît beaucoup.
LE GÉNÉRAL, à Louise.
Et VOUS ? .
LOUISE, troublëe.
Moi? ^
LB GÉNÉRAL
Oui. Comment le trouvez-vous ?
LOUISE
Je le tmuve très-bien.
LE GÉNÉRAL, déconcerte.
Ah!