‹ Que dira le monde: comédie en cinq actes et en proseChapitre 48 sur 111 · ACTE III, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE II

CLAIRE

Vousi^avez pas Taii- satisfait, général.

LE GÉNÉRAL

De vos réponses? Mais si. Seulement j^'aurais voulu mettre la vôtre dans la bouche de votre sœur.

CLAIRE

Qu'est-ce que cela veut dire?

LE GÉNÉRAL

Ehl il n'y a pas de quoi me manger des yeux. Cela veut dire qu'en vous voyant l'autre jour, j'ai pensé que mon neveu pourrait convenir à Tune de vous, et je regrette que Louise n'ait pas votre manière de voir.

Qui vous dit qu'elle en ait une autre?

t% GÉNÉRAL.

%• Comment?

CLAIRE

Eh! gâiéral;^ c'est souvent celle qui en dit le moins qui en pense le ^us.

LOUISE

Clau^! ,

LE GÉNÉRAL

Est-il possible ! Écoutez alors. Je voudi^ais amener mon neveu à se marier. ,

CLAIRE

Quoi! il n'est donc pas décidé? C'est de^otre autorité privée que vous nous dites cela? C'est en votre nom seul que vous nous faites de semblables propositions? Mais c'est affreux ! mais c'est une trahison ! Mais vous vouliez donc surprendre les sentiments de cette chère innocente! Heureusement elle n'a rien dit. Louise, je suis le chef de la famille, je vous défends maintenant de prononcer un mot.

L^ GÉNÉRAL

Alors il faut y renoncer. Car, pom* décider Hermann, j'aurais eu besoin du concours de mademoiselle. — J'avais mon plan.

LOUISE

Quel plan? Encore faudrait-il le connaître. Vous vous expliquez si mal !

i QUE DIRA LE MONDE?

; CLAIRE

Louise !

^ LOUISE

Parlez.

CLAIRE

Chut! mon mari. Pas un mot devant lui!

LE GÉNÉRAL

Le diable remporte!

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