‹ Que dira le monde: comédie en cinq actes et en proseChapitre 53 sur 111 · ACTE III, SCÈNE Y · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE Y

être sévère jusqu'au scrupule. La réputation de madame de Ver*^ neuil nr'est point sans doute à Tabri de tout reproche. *

HEKHANN.

Tu te trompes. On Testime beaucoup, au contjraire. jg

FÉtiCIEN. ^^

. Nous savons ce que nous savons. Mais enfin c'est une bonne personne, toute simple, spirituelle et pas fière. Je me suis souvenu qu'elle m'avait toujours bien accueilli chez elle quand j'étais garçon, et comme, après tout, je n'ai pas la prétention de ne voir que des Lucrèces. . . ^ •

HERMANN. #a.

Je t'assure, Féhcien, que tu es dans l'errAir. On l'a calonmiée.

FEUCIEN.

Laissé-moi donc tranquijtej Est-ce qu'une jeime veirve belle, aimable conmie elle est, reçoit tant d'hommes chez ell^ans qu'il y en ait au moins un. ..

UERMANN.

Félicien!... r: C

|| il^ÉLlClEN. J" \i^

Qu'çis-tudonc?

le te prie de ne pas f exAfimer ainsiv

FÉLICIEN

Tu me pries? ^

* * HERMANN

OuL ^

FÉLICIEN

AhîltionDieu! ^

^ HERMANN

Quoi? |g

FÉLICIEN

Est-ce que, par hasard, tu serais?..* Pardonne, mon bon, pardonne, je l'ignorais.

HERMANN

Je ne suis rien, je ne veux rien être. Mais je dis que madame

la comtesse de YerneuU est une femme pm*e, estimable, que Jxmi le loonde doit honorer, et qui est indignement outragée pai'^des gens qu'elle a toujours bien reçus chez elle.

?.Est-ce pour mèi que tu di^la? moi qui suis toujours le premier à la défendre!

HERMANN

ËUe n'a pas besoin d'être défendue.

FÉLICIEN

Quand on l'a^Jaque? *^

HERMANN

Assez. \

FÉLICIEN

Mais!...

HERMANN

C'est assez là-dessus.

FÉLICIEN

Je veux bien. Mais, Hermann, je te dois un conseil. Avec moi tes paroles ne tirent pointa conséquence; avec d'autres ce serait différent. On prendrait gn mauvaise pail la chaleur que tu mets à la justifier, et tu ferais croire ce qui n'est pas. Ainsi ne te montre pas trop chatouilleux à l'yard .de notre commune amie« Tu la serviras mieux en parlant d'elle avec plus de modération; autrement, je te le répète, on pooiTait croire, ce qui serait trèsflatteur pmir toi, du reste... ^

' HERMANN, iMiiedlé.

Encore une fois, laisse là tes suppositions, et allons rejoindre ces dames. *

FÉLICIEN

Nous n'irons pas bien loin. Voici déjà ^ femme. (#i>art.) Mais, à coup sûr, le gaillard est l'amant de la comtesse.

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