SCÈNE IV. ^ AMÉLIE, M»* BLONDEAU
Blondeau ! Madame...
AMELIE.
MADAME BLONDEAU
AMÉLIE, lui pressant Ifi mains.
Ma chère et bonne nounice ! "
MADAME BLONDEAU
Vous nous écouliez, madame? Pardonnez-moi.
AMÉLIE
Te pardonner! C'est à moi plutôt d'implorer ton pardon et ton indulgence. J'ai manqué de confiance en toi, j'aurais rougi de t'ouvrir mon cœur. Je t'ai traitée depuis deux ans, depuis la mort de mon mari, comme une indiïférente, comme une étrangère, non, pas môme comme une étrangère! car je t'ai imposé la complicité de ma faute sans te rien dire, sans te rien expliquer. Il a fallu que le hasard m'apprît ce que je n'ignorais pas, du reste; il a fallu que je comprisse que ma honte n'était un mystère pour pereonne; il a fallu cela pour que je vinsse te dire : Écoute, voilà le secret de ma vie I