SCÈNE XI
AMÉLIE, puis HERMANN.
AMÉLIE
L'^impertinent ! (Hermann paraît sur le seuil de la porte à gauche.) VoUS
étiez là?
HERMANN
Oiii. Je n'ai pas voulu entrer. Madame Blondcau m'a introduit dans TOtre chambre^ et... j'ai tout entendu.
AMÉLIE le regarde, puis allant à la porte à droite.
Je n'y suis pour personne. (eUc redescend.) Je conçois que vous soyez irrité,. indigné. Je ne le suis pas moins que vous.
HERMAMN.
Je le crois sans peine. ,
AMÉLIE
Vous m'en voulez ?
HERMANN
Aucunement.
AMÉLIE
Je ne puis empêcher un sot de me faire une déclaration.
HERMANN
Vous pouviez vous dispenser de l'entendre.
AMÉLIE
J'étais si confuse que je n'ai retrouvé mon sang-froid qu'à afin.
HERMANN
S'il ne s'était arrêté, vous Técouteriez encore.
AMÉLIE
Monsieur Legrand est de vos amis, vous me l'avez amené vous-même. "*"■
HERMAr^N.
Oui, sans doute, et ce qui me blesse , c'est que mes amis aient ime telle opinion de vous...
AMÉLIE
Hcrmann !
... qu^ils osent vous faire de pareils aveux, et que la femme qui doit porter mon nom soit exposée à de tels outrages.
(il prend sur la table un couteau à papier dont il frappe sur SCS mains en se promenant.)
AMÉLIE
Toutes vos paroles sont cruelles aujourd'hui. La calomnie ne