LOUISE ET CLAIRE
HERMANN, à part.
LE GENERAL, de même.
FÉLICIEN
0 ciel !
L'imbécile !
Bravo !
Racontez-nous cela.
Legrand est un bavard et un inconséquent.
LE GÉNÉRAL
C'est vrai, mais c'est cru.
ALEXANDRE
En vérité, mon bon, vous devenez mauvaise tète. M'allez-vous aussi chercher querelle, à moi? — Voici le fait. De Thérigny, un lion de nos amis, a raillé Hermannsur sa bonne fortune. Hermann l'a pris au sérieux, il a soutenu que mademoiselle était adorable...
HERMANN
Alexandre!...
ALEXANDRE
Est-ce vrai, ou n'est-ce pas vrai? — Ils devaient se battre hier. Mais Thérigny avait un autre duel, je ne sais pas pourquoi, avec le prince Téléski qui lui a cassé le bras, ce qui l'a dispensé de se faire tuer par Hermann.
HERMANN
Tu aurais pu, toi, te dispenser de raconter une sotte histoire dont tu n'as pas même compris le premier mot. Je demande pardon à ces dames...
CLAIRE
De quoi? d'avoir pris notre défense. Ma sœur vous pardonne, et moi je vous remercie. (A Félicien.) J'entends une voiture. Allez donc voir, mon ami.
(Félicien s'éloigne avec Louise.) LE GENERAL, à part.
Je ne me doutais pas que cet imbécile nous serait bon à quelque chose.
CLAIRE, qui parlait bas à Hermann.
C'est une de mes amies, une femme d'esprit, une jolie femme. — La voici.