‹ Que dira le monde? Comédie en cinq acts en proseChapitre 64 sur 128 · ACTE III, SCÈNE VIL · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE VIL

ALEXANDRE, à part.

C'est singulier. Quel empressement pour ce vieux, et pour moi quelle froideur!

FELICIEN, bas à Hermaim.

Ton oncle aurait pu être, au moins, poli.

HERMANN, se contenant.

Mon oncle est brusque.

FÉLICIEN

Pauvre petite femme !

CLAIRE, à Amélie.

Ces messieurs iront faire une partie de billard. Venez, j'ai une toilette d'automne sur laquelle je désire avoir votre avis. Vous êtes la reine de la mode.

AMELIE, distraite.

Je le veux bien.

LOUISE, bas à Amélie.

Le ton brusque du général vous a blessée. Je lui parlerai. Il m'aime comme sa fille.

AMELIE, tressaillant.

Comme sa fille... Ah!

LOUISE

Je le gronderai, il deviendra doux comme un agneau.

FÉLICIEN

Viens-tu, Hermann?

HERMANN, à Félicien.

Commence à jouer avec Legrand. J'ai deux mots à dire à mon oncle.

LE GÉNÉRAL

A moi?

HERMANN

Attendez qu'ils soient partis.

AMELIE, à part.

Ah! pourquoi suis-je venue?

(Les trois dames sorteut par la droite, Alexandre et Félicien par le fond à gauche.)

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