CONCLUSIONS
Nous voici parvenu au terme de ce petit travail. Pour le résumer en quelques lignes nous dirons: l’hystérie a besoin pour se développer d’un ferrain névropathique spécial. Ce terrain, ou bien est le résultat de l’hérédité, ou bien est acquis, consécutif à une infection, à une intoxication, à un traumatisme. Ce ter: rain se manifeste par une instabilité des centres nerveux fonctionnels rendant son sujet plus malléable, Ce terrain existe à des degrés divers chez tous les membres de la famille névropathique de Féré et en constitue le fond commun. De cette souche com- : mune se détachent, avec leurs physionomies particulières, le pithiatisme de Babinski, la mythomanie de Dupré et l’hystérie. Celle-ci apparaît le plus souvent à la suite d’un choc émotif. L’hystérie est donc cousine germaine du pithiatisme et de Îa mythomanie. Elle peut ou coexister avec ces affections, ou apparaître seule. Elle se révèle alors par un syndrome qui est toujours semblable à lui-même, dans les mêmes conditions. Ce syndrome est constitué par de l’anesthésie, de l’'insomnie, de l'anorexie, de la constipation et de la forpeur intellectuelle. Chacun de ces symptômes est influencé par les mêmes causes.
Parce que ce syndrome se retrouve en grande partie dans les anciennes descriptions de Charcot, nous croyons qu’il faut conserver le nom d’hystérie, à côté de celui de pithiatisme et de celui de mythomanie qui servent à désigner des troubles différents.