AVANT-PROPOS
En présentant ce travail à nos maîtres et à nos camarades, qu’il nous soit permis de leur faire part de quelques réflexions qui nous sont venues en l’écrivant. Certes nous sommes loin d’avoir la prétention d'apporter une solution définitive du délicat problème qu'est l’hystérie. Tout au plus pouvons-nous espérer indiquer un point de vue nouveau «et qui pourra être utile dans la pratique, RÉ
Jamais comme au cours de ce petit travail nous n’avons senti aussi bien l'insuffisance des théories scientifiques modernes en face des problèmes de la neuropathologie. Pourquoi ne pas Îe reconnaître; la plupart de nos classifications dans ce domaine ne servent qu’à cacher notre ignorance. Nous parlons de neurasthénie, de psychasténie, de mythomanie, de pithiatisme, d’hystérie, etc. À quoi répondent véritablement ces dénominations ? | Voici par exemple un neurasthénique qui se plaint de céphalées violentes, qui a de l’aboulie et qui souffre d’insomnies persistantes. En face de ces symptômes nous parlons de «troubles nerveux » et nous cherchons la cause morale qui a pu.en être l'ori-
gine. Certes nous sommes les premiers à reconnaître que très sou-