‹ Que Suzanne n'en sache rien; comédie en trois actesChapitre 12 sur 38 · SCÈNE PREMIÈRE ADÈLE, MADAME PANTOIS · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE ADÈLE, MADAME PANTOIS

MADAME PANTOIS, parlant à Adèle qui est à la cantonade.

Comment? Ma fille est déjà levée à onze heures du matin ?

ADÈLE, entrant.

Madame n'a pas fait la grasse matinée ; c'est la première fois que ça lui arrive depuis six mois que madame est mariée.

MADAME PANTOIS, étant son chapeau.

Moi, le lendemain de mon mariage, j'étais debout dès l'aube, pour cbaufTer de la tisane à M. Pantois qui était mal à son aise. Les femmes étaient solides, de mon temps. Je peux entrer dans la chambre?

ADÈLE

Je dois avertir madame que le gendre de madame est encore au lit.

MADAME PANTOIS, effrayée.

M. Maubert a manqué son bureau? Il est malade?

ADÈLE

Je ne pense pas... mais ce matin il est comme un crin.

MADAME PANTOIS

Une mauvaise disposition. Ça passera. Prévenez ma fille.

ADÈLE, frappant à la porte gauclie.

On peut entrer ?

VOIX DE MAUBERT, furieuse.

Ehl oui, sacredié!

ADÈLE, à madame Pantois,

C'est monsieur... vous l'entendez!... Je n'ose pas me montrer, (a la porte.) Madame, la mère de madame attend madame.

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