‹ Que vaut l'emploi de l'acétate de cuivre: Comme réactif différentiel du glucose et du lactose?Chapitre 46 sur 70 · REP ARE · texte numérisé non relu

REP ARE

Liqueur A. Liqueur B.

Acétate de cuivre TOgr. Acétate de soude 400gr. Acide acétique 18cm. Eauq.s.p:. 1000 cm*.

Eau q.s. p°. 1000 cm*.

Nous avons alors étudié l’action de ce réactif en présence de glucose et en présence de lactose : nous avons pris : 20 em° liqueur À, 5 cm° liqueur B, 5 cm° liqueur sucrée, soit au total 30 cm° ; nous obtenons après un chauffage de 10 minutes au bain-marie.

Glucose Lactose Cuivre réduit (en poids) (en poids) (en cm3 Cu N/20) 0,02 0 16,80

Les résultats paraissent donc très satisfaisants ; cependant il est assez ennuyeux de ne pouvoir employer que 5 cm° de liqueur sucrée ; nous avons alors fait des essais en employant 10 cm° de liqueur sucrée, ce qui porte à 35 cm° le volume total de chaque prise d’essai. Après un chauffage de 10 minutes au bain-marie, nous obtenons :

Glucose Lactose Cuivre réduit (en poids) (en poids) (en cm3 Cu N/20) 0,02 0 16,40 0 0,10 0

La diminution de réduction n’est donc pas très sensible ; comme, d’autre part, 0 gr., 10 de lactose ne réduisent pas, nous adopterons le procédé suivant :

20 em° liqueur À, 5 cm* liqueur B et 10 cm° liqueur sucrée, qui a l'avantage de nous donner une plus grande latitude pour le liquide à examiner.

deg

Pour faciliter la conservation de notre liqueur B, nous avons ajouté 4 cm° d’acide acétique par litre de solution ; pour conserver, dans chaque prise d'essai, la même concentration en acide que précédemment, nous avons été obligé d’abaisser à 17 cm° la quantité d’acide acétique contenue dans notre liqueur A.

Ayant remarqué que notre liqueur A cristallisait très lentement, nous avons abaissé la quantité d’acétate de cuivre à 69 gr., puis à 68 gr., puis à 67 gr., 50 ; nous obtenions toujours un précipité, très léger il est vrai, mais qui pouvait fausser les résultats ; nous sommes alors descendus à 65 gr. d’acétate de cuivre, ce qui nous a donné une liqueur stable après 2 mois, même après un séjour assez prolongé à la glacière.

Nous avons donc, en définitive, adopté les liqueurs suivantes :

Liqueur A. Liqueur B.

Acétate de cuivre G5gr. Acétate desoude 400gr. Acide acétique 17cm*. Acide acétique 4 cm.

Eau q.s. p’. 1000 cm°. Eau q.s.p’. 1060 cm*.

La dissolution de l’acétate de cuivre se fait très difficilement, nous conseillons d’opérer de la façon suivante : pul-

vériser l’acétate de cuivre dans un mortier, peser ; mettre

dans un ballon jaugé, mesurer l'acide acétique ; ajouter de l’eau distillée bouillante, agiter. Si la dissolution tarde trop à se faire, plonger le ballon dans un bainmarie bouillant ; au bout de quelque temps, agiter à nouveau jusqu’à dissolution complète, laisser refroidir, compléter à 1000 cm°, filtrer. Comme technique de dosage, nous proposons la technique suivante :

RTE

Dans une fiole à fond plat, jaugée à 200 cm°, on met : 20 em° de liqueur À, 5 em° de liqueur B et 10 cm° de liqueur sucrée (dans le cas où cette quantité de liqueur sucrée n’est pas atteinte, compléter le volume à 35 cm° avec de l’eau distillée).

Fermer la fiole par un bouchon traversé d’un long tube et porter au bain-marie 10 minutes exactement.

Refroidir la fiole sous un courant d’eau froide, compléter à 200 em° avec de l’eau distillée, mélanger et prélever 50 cm°.

Verser 5 cm° d’acide chlorhydrique au 1/2 et immédiatement, en agitant, 20 cm° d’hyposulfite de soude N/10 et 10 em° de sulfocyanure de potassium à 20 0/0, préalablement mesurés et mis ensemble dans un vase d’'Erlenmeyer.

Titrer, en présence de solution d’amidon, avec une solution d’iode N/20, l’hyposulfite restant ; lorsque la teinte bleue apparaît, verser le contenu du flacon dans le vase d’Erlenmeyer ayant contenu l’hyposulfite de soude et continuer le dosage jusqu’à apparition de teinte bleue.

La différence entre le nombre de cm° d’iode N/20 nécessaires pour transformer l'hyposulfite de sodium restant, lorsqu'on dose le cuivre total et le cuivre restant après réduction par les sucres réducteurs, indique, en cm° Cu N/20, la quantité de cuivre réduite.

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