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Québec en 1837-38 [microforme]

Je vais tâcher, en recueillant mes souvenirs, de peindre les jours d’alarmes que j'ai vus de près pendant l'agitation de 1837-38, à Québec.

Avant d'entrer en matière, rappelons succinctement les incidents leg plus saillants qui précédèrent ou qui motivèrent un état de choses bien triste, bien insolite, pendant la période critique où tant de généreux défenseurs de notre nationalité périrent sur le champ de bataille ou sur l'échafaud, ou bien encore, prirent la route amère de l'exil ; tristes résultats d’une lutte inégale, inconsidérée, mal organisée chez nos frères de Montréal ; déplorable calamité à laquelle la région de Québec échappa, l’on aime à croire, par la modération des procédés de ses chefs politiques ; d’autres disent, un peu par la terreur salutaire inspirée par les nombreuses bouches à feu braquées sur la ville du haut des fortifications, et les troupes massées sur la citadelle.

À Montréal, on tenta de redresser les torts dont souffrait la colonie, effectuer même son indépendance par la violence : c’es:-à-dire opérer une insurrection armée, sans armes! À Québec, au fort de l'agitation populaire, on se borna à viser probablement au même but, sans sortir des limites de la constitution. Qui a eu raison ?

Dans la région de Québec, les gens étaient excités, surtout à Saint- Roch, dans la ville mêne, et à Saint-Thomas de Montmagny. Ce dernier endroit est qualifié par Christie de focus and hot bed of violence. C'était un petit volcan, ou quelque chose de la sorte, et nous devons expliquer pourquoi.

D'aigres débats avaient agité l'arêne parlementaire dès 1816, à la suite de la dissolution inattendue de la législature, par l’ordre du gouverneur ; cet état de choses n'avait fait que s’aggraver ; l'année 1820 avait été marquée par un chaleureux discours d'un jeune orateur, destiné à ge révéler plus tard comme le plus fougueux des tribuns. M. Papineau, cette année, avait fait un éloge pompeux de notre métropole, dans lequel il mettait en contraste le bien-être, la liberté de l'individu, la prospérité générale des Canadiens, sous le pavillon anglais, avec la misère, les monopoles, les exactions, les rapines de toutes espèces, le service militaire obligé, le pillage du pauvre peuple des campagnes par les affidés du pouvoir, sous le régime français, l'ère de l’intendant Bigot. Ceci était trop beau pour durer longtemps, aussi M. Papineau arriva:t-il dans les années suivantes à parler tout autrement du Canada, et, cette fois, il n'avait pas tort.

L'atmosphère politique s’assombrissait sensiblement à la suite de l'antagonisme croissant entre l’assemblée législative et l’oligarchie régnante au conseil législatif. ed

Les places les mieux rétribuées étaient pour la plupart occupées par des titulaires anglais ; de nombreuses, de grasses sinécures étaient l'apanage exclusif d’une bureaucratie de même origine ; elle avait envahi toutes les avenues du pouvoir, L'idée de réforme lui causait des transes, Les protêts, les remontrances de la majorité parlementaire, c'étaient à ses yeux des envahissements de ses chers privilèges, de ses monopoles plantureux. Bref, le Family Compact, insatiable vautour, n'était jamais assez repu.

Les réformes préconisées par l'éloquent député de la ville de Mont-

réal, Louis-Joseph Papincau, c'étaient pour eux l’abomination de la désolation,

La voix, les plaintes d’un peuple opprimé ne pouvaient parvenir au chef de l'exécutif, entouré de conseillers attitrés : l'habile juge en chef Sewell, le roué, l’implacable Herman Wytsius Ryland et autres amis du pouvoir. Tous entendaient les libertés, les franchises populaires autrement que Pitt, Fox, Sheridan et Wilberforce, ;

L'assemblée législative, qui, au début, était décidée de revendiquer, coûte que coûte, les privilèges, tous les privilèges de sufets britanniques, convaincue que sa voix ne pourrait se faire entendre du souverain, au delà des mers, et prise de désespoir, se sentait entraînée, comme un coursier sans frein, hors de la constitution, vers l’arêne poudreuse de la sédition et de la révolte.

J'ai dit que la paroisse de Saint-Thomas fut notée, à cette époque, pour son ardent patriotisme ; comme je vous le ferai bientôt voir, cela était dû à l'ascendant que le représentant du comté, Jean-Charles Létourneau, et surtout son fidèle Achate, le D' Etienne-Pascal Taché, plus tard sir Etienne-Pascal Taché et aide-de-camp de la reine, exerçait sur le peuple.

Je n’ai que peu à ajouter au portrait que j'ai tracé dans l'Album du Touriste, de M. Létourneau. C'était, en doux mots, un notaire lettré, doué d'une certaine faconde de hustings, nourri d'idées un tant soit peu voltairiennes, comme bien d’autres des lettrés au Canada, à cette époque ; ce qui pourtant ne l'empêcha pas de réclamer pour ses restes une tombe sous les voûtes de l’église paroissiale.

M. Létourneau possédait une bibliothèque, luxe assez rare chez un notaire de la campagne, il ÿ a soixante ans; laquelle bibliothèque il légua, en mourant, à son ami Taché.

Etienne-Pascal Taché, en 1837, était le médecin respecté du village, Sa tournure militaire, l'uniforme des Voltigeurs de 1812, qu'il endossait, à certaines dates solennelles, rappelaient qu'il avait senti la poudre comme lieutenant des Voltigeurs, à la bataille de Plattsburg, en 1815, aussi bien qu'à Châteauguay.

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Il avait une voix vibrante, une éloquence naturelle, véhémente,

J'ai toujours cru qu'il avait été l'organisateur de la mémorable fête de la Saint-Jean-Baptiste, au Boïs-de- Bouiogne, r'està.-dire au beaucage du Capitaine Faucher, dans le haut de la paroisse de Saint-Thomas, le 24 juin 1837, où le fougueux orateur, dirai-je, le dictateur, Louis-Joseph Papineau, avait été convié et où il fut présent avec quelques-uns de ses lieutenants. M. Papineau, à cette date, était en tournée électorale dans Certaines paroisses de la côte du sud, jusqu'à Kamouraska, pour propager ses doctrines républicaines,

Cette réunion du 24 juin devint célèbre. Elle trouva un sympathique chroniqueur dans les colonnes du Canadien.

Je vis là, pour la première fois, l’illustre et malheureux tribun de 1837, lorsque filant dans son carrosse vers Kamour:

aska, il s'arrêta un instant devant lécole du village pour recevoir des écoliers une adresse bien

concise, il est vrai, et préparée par leur magister, un M. Mercier, chalereux patriote. Je puis en parler en Connaissance de cause, J'étais présent. :

L'ouverture des chambres, le 18 août, à la scssion d'été de 1837, fut signalée par une démonstration un tant soit peu drolatique.

Ce jour-là, ce fut plutôt la patrie en ‘ pe deuil, qui manifestait. Voici comment :

Pour tarir les revenus de l'Angleterre et couper court à la recette qu'elle tirait du Canada, sous forme de droits de douane sur les liqueurs, les vêtements importés d’au delà des mers, etc., nos patriotiques députés, à l'instar des Bostonnais de 1774, renoncèrent, à la voix de leur chef, à porter habits, chapeaux, gilets, pantalons, souliers d'Angieterre, ainsi qu'à user de liqueurs de fabrication anglaise ; tout cela devrait être du crû du pays.

Le Quebec Mercury de l'époque trace une peinture amusante de nos Solons montréalais, arrivés par le vapeur /e Canada, et gravissant la côte Lamontagne, en route pour le palais législatif, vêtus de la tête aux pieds, d'étoffe du pays et autres produits indigènes, chapeau de paille, redingote, gilet, pantalon de tissus gris, bottes “sauvages ”, ete, : MM. Lafontaine, Louis-Michel Viger, De Witt, Cherrier, Duvernay, Perrault, O'Callaghan, Meilleur, Côté, Jobin, Rodier et autres ; M. Viger (“le beau ” Viger), n'avait pu cependant se décider À se vêtir en plein à la Papineau. Chez lui, le gilet seul était de petite étoffe. Au reste, cela ne déparait pas son superbe buste. Louis-Michel Viger était un des plus beaux Canadiens que j'aie vus.!

M. Rodier brillait dans un costume national au grand complet : pantalon et gilet rayés bleu et blanc, dit le Mercury. Il portait en outre chaussure canadienne, mais l'histoire ne nous en a pas transmis la couleur. Ses ennemis, les tories, osèrent dire que sa Chemise était de manufacture

l'y avait, en 1837, trois Viger : l'honorable Denis-Benjamin, plus tard président du conseil, Louis-Michel, président de la banque du Peuple, et Jacques, l’antiquaire, premier maire de Montréal.

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étrangère, Quoi qu'il en soit, il put, au rapport du Mercury, trouver un pâle imitateur, dans la personne du député £errault. Evidemment, le Québec agité de 1837 ressemblait peu à la capitale élégante et rangée de

Voyons l'enceinte de la vieille ville :

La tour nord de la basilique n'avait pas encore été construite, Elle fut érigée vers 1843; l'on dut se borner à une seule tour, les fondements ne permettant pas d'en élever une seconde, En face de l'église paroissiale s'élevaient les laids étaux des bouchers du marché de la haute ville ; on les enleva plus tard pour les placer à l'endroit où la rue Sainte- Anne coupe à angle droit la rue Desjardins.

En 1837, l’ancien collège des jésuites servait de caserne à un régiment de troupes réglées; un autre régiment logeait à la citadelle : les officiers, dans la maison Pean et autres quartiers loués par l'Artillerie, sur la rue Saint-Louis.

Lord Gosford, le gouverneur général résidait au château Haldimand, le château Saint-Louis étant devenu la proie des flammes, le 23 janvier

ME Sinaï logeait au petit séminaire de Québec et le lord bishop Mountain, qui avait succédé, en 1836, à l'évêque anglican Stewart, résidait, pendant l'été, à Bardfield (Sillery), maintenant la jolie villa de M. Albert Furniss, Spencer- Wood, depuis 1833, était le pittoresque manoir d'un négociant distingué de Québec, feu Henry Atkinson. Le juge en chef Sewell occupait le solide hôtel qu'il s'était érigé, rue Saint-Louis, en 1804, et où il expirait en 1839 ; c’est maintenant la demeure du commandant de l'artillerie canadienne.

Québec comptait pour journaux, la vieille Gazette de Nielson, fondée en 1764, absorbée par le Quebec Morning Chronicle, en 1874, après cent dix ans d'existence ; le Quebec Mercury, créé par Thomas Cary, en 1805; Le Cunadien, qui datait de 1806 ; le Morning Herald, qui avait vu le jour en 1837 ; le Telegraph, le 7 mars 1837 ; le Libéral, le 17 juin 1837 ; le Fantasque, en août 1837, où le caustique Naÿoi Aubin décochait ses traits acérés contre sir John Colborne, commandant en chef des forces de 1837 à 1839.

Les juges du banc de la reine étaient : l'honorable Jonathan Sewell, juge en chef, l'honorable Edward Bowen, juge depuis 1812, l'honorable Elzéar Bédard, maire de Québec en 1833, l'honorable Philippe Panet.

L'on suit l'attitude indépendante des juges Panet et Bédard sur la question brûlante du temps : la suspension de l’habeas corpus. Le jour même du décès du juge Bédard, à la suite d'une attaque du choléra, en 1849, la nouvelle lui vint de Londres que la position prise par lui et son collègue, le juge Panet, sur cette question constitutionnelle, avait été sanctionnée par le conseil privé. Le procureur général, en 1837, était l'honorable Charles Richard Ogden ; on avait pour shérif, William Sewel!, fils aîné du juge en chef Sewell.

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[LE Moine] QUÉBEC EN 1837-38 128

La magistrature secondaire, les juges de paix de Sa Majesté, pour le district de Québec, comptait certains membres d'une loyauté sans. borne. M. Aubin, dans son Fantasque, célébrait chaque semaine les exploits, l'activité dévorante du plus remarquable parmi ses dignitaires, M. Bob Symes, dont le fort était de pronostiquer chaque matin la formation d'un nouveau complot organisé par ces féroces rebels' de Saint- Roch ou de Saint-Thomas. Il s'endormait, disait-on, en rêvant à quelque soulèvement diabolique ; c'était sa première pensée à son réveil, 11 félicitait chaudement, en gravissant les marches dr palais de justice, ses collègues d'avoir, pour le moment, pu échapper aux bulles ou aux poignards de cette engeance infernalé — {hose infernal rebels — soudoyés par Papineau contre les loyaux sujets de Sa Majesté. On dit qu'il fut l'instigateur de la descente des constables à Saint-Thomas, pou: saisir un canon, caché dans la cave du D'Taché. Bien amère fut sa déception, à la vue du petit canon qu'on lui produisit. C'était un jouet des enfants du docteur.

Le barreau de Québec se composait de quatre-vingt-onze membres: Amable Berthelot d’Artigny, Amable Le Vasseur Borgims James Stuart, George Vanfelson, Bernard-A. Panet, (Geo.-B. Faribault, Jos.-F.-X. Perrault, P. Aubert de Gaspé, Andrew Wm Cochrane, Edouard Bacquet, André-R. Hamel, Henry Black, Edouard Burrougbs, Lois Fiset, Pierre Ledroit, Pierre Chalou, Jacques-Narcisse Amiot, Charles Panet, B, C, A. Gugy, Frs Ward Primrose, Jean-F.-J. Duval, Thos William Willan, L.F. Dufresne, Charles-Eusèbe Casgrain, E.-O. Desbarats, A. E. Hart, Charles Deguise, Hector-Simon Huot, Frederick Andrews, Robert Alsopp, Joseph Lagueux, L. Bouchette, R.-E, Caron, Rob. Shore, Milnes Bouchette, Joseph-H. Deblois, Daniel McCallum, William Power, Alex. Stewart Scott, Charles Drolet, Thos Wm Jloyd, !l'homas Cushing Aylwin, J.-A. Taschereau, O.-J.-H. Perrault, A.-N. Morin, L.-Robert Malhiot, William King MeCord, John Urquhart Ahern, Etienne Parent, Edward H. Bowen, Henri Voyer, Robert Hunter Gardner, George O’Kill Stuart, Siméon Lelièvre, George W. Wicksteed, G. F. Bowen, David Roy, N.-F. Belleau, George Manly Muir, W. MeTavish, F.-O. Gauthier, Thomas Amiot, John Helgo Von Exter, H.E. Davidson, L.-H. Montizambert, Charles Hunter, W. G. Manly, Geo. Fred. Dickinson, J. B. Bradley, L.-G. Baillargé, E.-F. Robitaille, JE. Turcotte JA. Panet, J-T. Taschereau, Ant. A. Vanfelson, Hor. S. Anderson, J, B. Parkin, Frs.-Réal Angers, Henry Stuart, Jos-N Bossé, F.-X. Bédard, Thornton: R. Smith, Charles (Jean) Chabot, And. Stuart, jr. Hamby F, Cairns,

1 Le terme rebel apparemment ne les effrayait pas. Se rappelaient-ils la célèbre réponse de Fox à lord North, en plein parlement: ‘The term rebel is no certain mark of disgrace. Allthe great assertors of liberty, the saviours of their country, the benefactors of mankind in all ages have been called rebels. We owe the constitution which enables us to sit in this House to a rebellion.”

Robert Chambers, John Mazuire, W, L. Felton, Durar Ross, Jacques Crémazie, Félix Fortier, 1..G. Tourangenu.

Sur ces quatre-vingt-onze membres du barreau de 1837, vingt-deux ont revêtu l'hermine, savoir: sir James Stuart, George Vanfelson, “douard Bacquet, Henry Black, Jean Duval, René-Edouurd Caron, Joseph-F. Deblois, William Power, Thos CO. Aylwin, Jean-André Taschereau, A.-N. Morin, William K. McCord, R. H. Crardner, Geo. O'Kill Stuart, David Roy, F.-0. Gau: er, Jos.-N, Bossé, Jean Chabot, Andrew Stuart, Jr, John Maguire, Jean Thos Taschereau, J. B. Parkin, MM, Parkin et Cochrane furent nommés juges suppléants et Henry Black et Geo, O’Kill Stuart, juges de la cour de vice-amirauté.

Voici les médecins de Québec en 1837 : Joseph Painchaud, Ant.-G, Couillard, Thomas Fargues, Joseph Morrin, John Rowley, Joan Blanchette, Jos. Parent, Frs-J. Séguin, James Douglas, George Mellous Douglas, Samuel Walker, Pierre-Martial Bardy, Chs-J, Frémont, William Marsden, Edouard Rousseau, Charles Poule, Henry Grasset, J. Racey, Alfred Jackson, James A. Sewell, J.-Zéphiriu Nault, L. Labrèque W, Colclough, Thos Slade Robinson ; soit, vingt-quatre.

Les médecins les plus en vue étaient: Thomas Fargues, Joseph Morrin, Jean Blanchette, James Douglas, C.-J. Frémont, Wm Marsden, J:-Z. Nault, F.-M. Bardy, Jas A. Sewell, Jos. Painchaud. Chs Poole était un médecin anglais ; il précéda en 1332, comme médecin de lu quarantaine, à la Grosse-Isle, George M. Douglas. Plusieurs des avocats et médecins de cette époque prirent une part fort active, bien que constitutionnelle, dans la politique brûlante de cette ère tourmentée de 1437-38.

Suit la liste des notaires de Québec en 1837 : Roger Lelièvre, Michel Berthelot, Jacques Voyer, Michel Sauvageau, Louis T. Besserer, Pierre Gagnon, Arch. Campbell, Ant.-A. Parent, Edward Glackmeyer, Laughlin T. McPherson, F.-X. Vaillancourt, Louis Panet, Michel Tessier, Chs-M. de Foy, Errol Boyd Lindsay, William-C. de Léry, Benjamin Thérien, René-Gabriel Belleau, A.-B.-Duplessis Sirois, Fabien Ouellet, Germain Guay, Jean Guillet dit Tourangeau, F.-X. Gurneau, J.-Bte Gagné, Josiah Hunt, Ben. Lelièvre, Jos. Peticlaire, John Birch, James Reeves, J.-D. Lépine, E. G. Cannon, Edouard ‘Tessier, John Childs, Augustin de Foy, John Heath, Charles Aylwin, William Ross, Etienne Leguré, Louis Prévost, François Rouleau, Daniel Byrne ; en tout, quarante et un,

Les docteurs Douglas, Morrin et Frémont, fondèren:, vers 1854, l'asile des aliénés, à Beauport, d’abord dans le bâtiment auparavant occupé par la grande écurie du colonel Gugy, puis sur une plus grande échelle, dans l'ancien manoir du juge de Bonne, à la Canardière.

Rappelons un incident qui agita profondément la bonne ville de Québec : l'évasion de Theller et Dodge de la citadelle de Québec.

Le général Theller et le colonel Dodge, deux des Yankee sympathisers qui avaient été faits prisonniers par le colonel Prince, près de Détroit,

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