‹ Quelles Considérations à propos du CongrèsChapitre 39 sur 60 · STE · texte numérisé non relu

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même est l’objet. C'est l'union, la fusion de deux vies dans le but de parcourir le chemin épineux de la vie, la main dans la main, en s’aidant mutuellement et aussi dans le but, encore plus grand, de fonder une famille et de transmettre la vie.

Pour Napoléon I”, « ce qui constitue le vrai mariage, n'est pas tant l’union des sens que l’échange des àmes ».

C'était aussi l'opinion d'Alexandre Dumas fils « Le mariage, dit-i], n’est pas l’union de deux intérêts, de deux fantaisies, de deux amours même, c’est l’alliance, c'est la communion éternelle de deux âmes, et c'est pour cela qu'il est et doit être indissoluble.. »

Le droit romain était plus complet dans sa définition lapidaire : Nuptiae sive matrimonium est viri el mulieris conjunctio, union totale : corps et âme.

La fin individuelle de cette union est de créer un foyer permanent, durable, avec les avantages du foyer. Ces avantages résultent de l’essence même du mariage. Ce sont des avantages physiologiques, psychologiques et matériels. Les deux conjoints se doivent amour, entr’aide, amitié et cette dette réciproque de mutuel soutien est encore ce qu'on a trouvé de mieux, malgré les inconvénients très certains de cette institution pour faire sa vie.

C’est là une constatation, un axiome même qui s'adresse à tous. Le médecin lui-même ne saurait la rejeter, quoique le célibat des médecins et des savants ait de nombreux adeptes, la médecine et la science

étant, par essence, si captivantes, si prenantes, si exi-

geantes, qu'elles accaparent l'être entier. Et cependant le médecin, le savant ne peuvent vivre seuls et, comme les autres, en outre, ils peuvent éprouver Île besoin de se perpétuer. Mais la femme de ces hommes devra présenter certaines qualités dérivant de la nature particulière de leurs occupations absorbantes et désintéressées, quoiqu'en dise ou en pense le vulgaire et la presse qui le veut flatter, pour des motifs de tirage.

Voici le tableau que nous en trouvons sous la signature du D° Dumas, de Lédignan (!), et que nous ne pouvons nous empêcher de reproduire

« C’est un surmenage continu que la vie du médecin, surtout à la campagne; comment peut-il résister, atteindre parfois un âge avancé? Une âme saine dans un corps sain est certainement une condition sine quà non, mais au praticien très occupé il faut encore autre chose pour résister à un si dur labeur, il lui faut — e tce sera ma réponse à une question que vous n’avez fait qu'effleurer — il lui faut, dis-je, une compagne qui veille à tout, s'occupe de tout, huile si bien tous les rouages que la machine — c’est la maison que je veux dire — marche sans bruit et sans qu'il s’en occupe. Si cette femme a, de plus, l'esprit cultivé, les idées larges, si elle voit de haut et de loin, son mari pourra fournir le double de travail que tout autre, tout en étant et se trouvant très heureux. Ge qui revient à dire que le praticien qui par-

(1) Revue de Déontologie, mai 1994.

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