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deux sexes se prêtassent à un examen médical. Ainsi serait établi le mariage eugénique dont l’idée commence à se faire jour. Une série de conférences sur l'eugénique et le certificat prénuptial ont été faites au MusÉE SociAL de Paris, en mai et juin 1926 sur l’initiative de la Société française d'eugénique. Elles ont été réunies en un volume (. On y a joint divers travaux sur le même sujet émanés de la Fédération internationale des sociétés d'eugénique en juillet 1926 et divers autres travaux dont un du D' Vignes @), fort intéressant, qui est le résultat du dépouillement d’un questionnaire rédigé par l’auteur sur la question mise à l’ordre du jour de la Section d’eugénique de l'Institut international d'anthropologie. Dans ces travaux, nous trouvons les qualités d’un mariage eugénique, lequel doit présenter les qualités suivantes A. Les cellules sexuelles possèderont les qualités héréditaires requises pour continuer la race normale. B. La capacité génitale virile assurera la fécondation. C. La capacité génilale féminine rendra la fécondation possible et assurera la gestation et l'allaitement. D. Enfin la capacité familiale dont nous avons déjà entretenu le lecteur.
Il est certain que s'ils avaient contracté un tel mariage, les conjoints n'auraient pas été amenés, jadis, à subir l'épreuve du Congrès, pas plus que n’en avaient besoin les Lacédémoniens, d’après ce qu’en
(1) L'examen medical en vue du mariage (Paris, Flammarion,
1927). | | (2) Rapport à la 2e session de d'Institut international anthropologique (Prague, 1924).
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rapporte Bayle (1) dans son article sur Lycurgue, qui fit de la bonne eugénique avant la lettre et que les eugénistes pourraient prendre pour leur patron. D'ailleurs, cette idée du mariage eugénique est de tous les temps, sans doute. Le D' Dive ®) nous rapporte qu’ « Ocellus Lucanus nous a tracé le plan d’un tribunal dont les fonctions seraient d'examiner les alliances qui pourraient être utiles au public; il veut qu'on évite les mariages imparfaits; il appelle ainsi ceux qui se contractent entre des personnes d’un tempérament faible ou d’un âge trop tendre. C’est véritablement dans ce cas qu’on peut parler pour l'homme d'impuissance naturelle. Il est évident que l’âge, les infirmités, le tempérament peuvent mettre l’homme dans l’impossibilité absolue et définitive de
remplir ses devoirs conjugaux » ().
Dans ce vaste désert d'hommes, dont parle Chateaubriand, qu'est Paris avec sa foule ignorée, anonyme el partant redoutée, il est difficile pour la masse de se marier en toute connaissance de cause, surtout si on manque d’entregent. Mais il est des gens
qui en ont el le mettent à la disposition de ceux qui
(1) Dict. hist. et crût.
(2) Chr. Méd., 1er déc. 1913, p. 708.
(3) Cette remarque permet d'établir un lien par association d'idées entre la question du Congrès et celle de l’englénisme let justifie, crovons-nous, les deux parties dont est composé notre
travail, sans que nous ayons à nous reprocher d'avoir enfreint la règle de l'Unité,