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Quelque mots sur l'operation de la cataracte secondaire [electronic resource]

Malgré la technique la plus excellente il nous arrive très souvent que l'effet de l'opération de la cataracte n'est pas obtenu d'après notre espérance, ou qu'il apparaît beaucoup inférieur au résultat que nous avons promis au malade.

Dans une grande majorité de cas il ne nous reste qu'à procéder à une opération secondaire pour livrer un passage au corps vitré à travers une ouverture centrale pratiquée dans la cataracte secondaire. Quoique cette opération soit dans beaucoup de cas très facile, peu douloureuse et d'un succès presque instantané, quelquefois môme brillant, elle doit être considérée tout aussi sérieusement que l'opération primaire quanta la méthode par laquelle nous devons tâcher d'atteindre notre but, et surtout quant à l'asepsie qui devrait être observée le plus rigoureusement, môme pour ces opérations en apparence le moins vulnérantes.

Je dirai môme que cette opération doit être exécutée avec plus de soin encore, puisque nous risquons que le malade vienne à perdre la vue qu'il a déjà gagnée par l'opération primaire et que nous espérions améliorer.

Eh bien ! ne croyez pas. Messieurs, que je veuille abuser de voire palicnco en vous donnant un traité sur l'opération de

^ WICHERKIEWICZ

lu cutanicte secondaire. Mon intention ne va pas si loin. Je lâcherai seulement de signaler en quelques traits ce que j'ai trouvé dans ma pratique de mieux à suivre sous ce rap()orl.

Le choix de la méthode la plus efficace dépend de la forme de la cataracte secondaire.

Traitons d'abord des cas les plus difficiles, à savoir des cataractes secondaires compliquées, formées par des membranes épaisses agglutinées à l'iris et fermant loule ouverture de la pupille.

La première règle à suivre c'est de ne pas attaquer l'œil avant que tout état d'irritation soit dissipé. Aussi longtemps qu'on voit l'iris hyperhémié, ou qu'on voit des vaisseaux sanguins sur la membrane pupillaire, on devrait s'abstenir de toute intervention opératoire. Avant de procéder à une opération, il vaut mieux laisser s'écouler des mois et môme des années et se contenter d'un traitement médicamenteux.

Le moment favorable venu, on fait l'irodotomie d'après la méthode de de Wecker, ce qui nous donne très souvent des résultats salisfaisants. Plusieurs fois j'ai procédé, d'après Mooren, en introduisant par la cornée le couteau de Graefe pour couper la membrane iridicnnc autant qu'il est nécessaire. Il m'est arrivé de voir après ce procédé opératoire une pupille noire et presque nette et bien formée comme après une iridectomie régulière. Mais quelquefois on voit, surtout si l'on opère trop tôt, après ou même pendant l'opération d'iridotomie, un épancheraent sanguin qui obscurcit de nouveau la pupille artificielle. Il arrive souvent qu'après la résorption du sang on a une ouverture pupillaire suffisante ; mais très souvent cette ouverture se ferme de nouveau, ce qui nous force de répéter l'opération après un délai qui ne devrait pas être trop court. D'autre part, il nous arrive de voir dans des cas très graves qu'une ouverture, faite nettement el sans écoulement de sang, se ferme de nouveau par une rechute d'iritis plastique. Alors il ne nous reste qu'à soumettre le malade à un traitement général, attendu qu'il s'agit d'habitude, dans ce cas, de la syphilis ou d'un auti'c élat constitutionnel.

Il va sans dire qu'on doit toujours après l'opération instiller suffisammenl les mydriali(|ues et appliquer des compresses

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