ACTE II. -- SCENI VI
La MARQUISE, devant la porte vitrée.
Oui, oui, docteur... Oui... C'est bien lui. (Tresémue. Oh ! mon Dieu !
LE DOCTEUR
Voyons, Madame, du courage!... Nous avons la chance qu'il soit venu. Il faut en profiter.
LA MARQUISE
J'ai peur qu'il ait une crise quand il me verra partir.
Il ne faut pas qu'il vous voie partir. Écoulez, Madame, suivez mon conseil : puisqu'il est ici, partez sans le voir; cela vous évitera de fâcheuses (''motions...
LA MARQUISE
Ah! docteur, non! Je veux le voir, rien qu'un instant.
LE DOCTEUR
Eh bien, je vais le faire entrer... et vous vous en irez tout de suite... Il faut brusquer ces séparations.
LA MARQUISE, toujours très- émue.
Oui... mais je voudrais... je voudrais...
LE DOCTEUR
Quoi, Madame ?
LA MARQUISE
Je voudrais le voir seul...
LE DOCTEUR
Eh '.bien, soit, Madame. Voyez-le seul; mais, croyezmoi, pas longtemps. Moi, je vais... là, dans le jardin...
C'est cela, docteur... le temps de l'embrasser... je vous rejoins et je m'en irai...
LE DOCTEUR
Mais oui... (A l'infirmier.) Faites entrer ce monsieur ici... et dites au chef infirmier de préparer une chambre au rez-de-chaussée ; (à la marquise) c'est cent francs de plus par mois, mais on y est très bien.
LA MARQUISE
Mais oui, docteur.
|LE DOCTEUR, à l'infirmier.
Alors, une chambre au rez-de-chaussée.
l'infirmier.
Bien, monsieur le Directeur.
Le 23 est libre?
l'infirmier.
Oui.
LE DOCTEUR
Eh ! bien, donnez le 23.
l'infirmier.
Bien.
. Il sort par la porte du fond.