SCÈNE VIII
LA MARQUISE, seule; pais LAMRERT.
LAMBERT, entrant, l'air réjoui e1 empressé.
Ah ! madame de Saint-Alain.
LA MARQUISE
Bonjour, Monsieur Lambert. Vous voyez... J'ai mon chapeau sur la tête... J'allais sortir.
Je suis en retard. Je vous fais toutes mes excuses.
LA MARQUISE
Vous êtes tout excusé, Monsieur Lambert. Vous avez l'écrin ?
LAMBERT, sortant un petil paquet de sa poche.
Mais oui.
LA MARQUISE
Et vous avez fait la route à pied?
254 M. LAMBERT, MARCHAND DE TABLEAUX. LAMBERT, ton! en dcfaisanl le paquet.
Oui, Madame; oh ! c'esl délicieux ! quelle jolie promenade! toutes ces roses ! tous ces orangers ! toutes ces fleurs! tous ces parfums!... C'est une roule dans un jardin fleuri !... et quelle vur :
LA MARQUISE
Vous aimez la nature?
LAMBERT, ouvranl cl Lui présentant l'écrin.
J'aime les belles choses.
LA MARQUISE, le lui pn nains.
Mui aussi. [Regardant l'écrin. Oh! ravissant ! LA M I! ERT, très content.
N'est-ce pas ?
Tout à fait joli...
LAMBERT, regardant autour de lui.
Eh I mais... c'est grand ici ?
LA MARQUISE
Tirs grand ; je demanderai, tout à l'heure, à mon frère qu'il vous fasse visiter la maison.
LAMBERT
J'en serais ravi... Si, toutefois, celanedérange pas le docteur...
Non ; el puis, aujourd'hui, il est de très bonne humeur. L'idée que je vais faire un cadeau à sa femme l'enchante... D'ailleurs, voulez-vous attendre un instant?... Montrant l'écrin.) Je vais le lui faire voir... Je reviens à L'instant.