CONCLUSIONS
Nous venons de passer en revue une littérature riche en documents, montrant la large efficacité de l’insuline en pommade, à condition que celle-ci soit d’un taux élevé.
Nous avons vu que son emploi systématique produisait aussi bien un abaissement sensible de la glycémie qu’une diminution et même la disparition du sucre urinaire chez quelques diabétiques (travaux du Professeur Legrand, de Lille).
Nous avons également montré que l’emploi local de pommade à l’insuline guérissait radicalement les ulcères variqueux dans la presque totalité des cas traités, et qu’il en était de même pour nombre de plaies torpides ou atones.
Enfin, nous avons exposé les travaux du Professeur portugais, Gomès Da Costa, qui utilisa de la pommade à l’insuline pour obtenir la cicatrisation et le blanchiment (nous ne parlons pas de guérison) de cancers cutanés de la peau, particulièrement de ceux de la face.
Les deux seules conditions suffisantes et nécessaires pour obtenir ces résultats si encourageants, sont : l’emploi d’une pommade très riche en insuline et une longue patience pouvant s'étendre à des mois. Les frictions d'insuline ont leur délai d’efficacité après celui de l’insuline injectée et après celui de l’insuline orale, qui elle, c’est connu, n’agit ni instantanément, ni après quelques heures, mais seulement après plusieurs jours.
Vu : le Président de la thèse, M. LOEPER.
Vu : le Doyen, TIFFENEAU.
Vu et permis d'imprimer :
Le Recteur de l’Académie de Paris,