Forthence — a paradox
Which comforts while it mocks, — Shall life succeed in that it seems to fail : What I aspired to be.
And was not, comforts me :
A brute I might bave been, but would not sink i 'the scale.
{Rabbi Ben Ezra,)
ils ont accompli la loi de la vie et leur récompense les attend. Ils ont eu faim et soif de la justice et de la beauté divines, et la terre a été stérile pour eux, mais voici qu'ils seront rassasiés.
L'échec entre ainsi, de même que la douleur et le mal, comme une dissonance dans l'harmonie de l'univers, afin d'appeler la consonance parfaite que nous donneront les vies à venir. Mais il faut que ce soit réellement l'échec et non l'inaction, que nous ayons marché en avant, désirant le mieux, quoique incapables de l'accomplir» La vie ne doit pas être pour nous un piétinement sur place, une espèce de fugue musicale, où une partie ne fait qu'ergoter sur ce qu'a dit l'autre et entasser des toiles d'araignée subtiles sur la vérité brillante de Dieu. (Master Hugues de Saxe-Gotha.) Ce devra être réellement une ascension, quels que puissent être les accidents et les déboires, une vie comme celle que Browning a décrite pour lui-même :
Qu'avais-je à faire sur la terre avec le paresseux, avec rhomme vil ou le pusillanime ? Est-ce que je suis allé à la dérive, comme ceux qui sont sans but, sans consolation, sans espoir, alors que j'étais qui ? Quelqu'un qui n'a jamais tourné le dos, mais a marché la poitrine en avant ; qui n'a jamais douté que les nuages se dissiperaient, n'a jamais rêvé que le mal triompherait, lors même que la justice avait le dessous ; qui a toujours soutenu que nous tombons pour nous relever, que nous sommes repoussés pour mieux combattre, que nous dormons pour nous éveiller ^.
Dans cet efifort constant il ne faut rien négliger de ce qui peut augmenter nos forces. Si la prière le peut, prions. Bien qu un père sache mieux que son enfant ce qu'il faut à ce dernier, il ne lui déplaît pas de l'entendre s'adresser à lui dans son besoin : ainsi Dieu veut qu'on le prie, alors même que, pour notre bien, il ne nous exauce pas. La prière est la seule ressource qui reste au malheureux, mais elle est toute-puissante. Il gît, terrassé, à la merci d'un ennemi triomphant ; il prie, et voici que l'ennemi tremble :