Eschyle, Prométhée
2. ... How ail the more will love become intense Hereafler, when m to love » means yearning to dispense, Each soûl, its own amount of gain through its own mode Oi practising with life, upon some soûl, which owed
Its treasure, ail diverse and yet in worth the same,
To new work and changed way
What joy when each may supplément
The other, changing each as changed, till, whoUy blent,
Our old things shall be new
love's law, which I avow,
And thus would formulate : each soûl lives, longs and works "^
For itself, because a lodestar lurks An other than itself — in whatsoe'er the niche Of mistiest heaven it hide, whoever the Glumdalclich May grasp the Gulliver : or it, or he , or she — > Theosutos e broteios eper kekramene —
(For fun's sake. where the phrase has fastened, leave it fixed ; So soft it says : d God, man or both together mixed I » ) This. guessed at through the flesh, by parts which prove the whole, This constitutes the soûl discernible by soûl — Elvire, by me I
{Fifine at the Pair, 69.)
quelque autre qu'il aura aimé, lui passer ainsi le secret, le courant électrique de la connaissance parfaite et de Tamour :
Et voilà que, chaînon par chaînon, le cercle grandit, la chaîne s'allonge jusqu'à ce qu'un même embrassement de grands et de petits se trouve unir la race entière, non seulement vous et moi et notre Fifine, mais tout l'univers *.
Ce serait là la communion de Thumanité et du monde en Dieu par Tamour. Cependant ce ne serait pas l'absorption bouddhique de chaque créature dans le grand Tout ; chacun se sentirait vivre en soi en même temps que dans les autres, aurait conscience d'une personnalité élargie, mais non absorbée dans celle de Tunivers.
Mais cette vision universelle n'est point celle sur laquelle Browning insiste. Sa personnalité à lui .est trop forte pour aimer ainsi à se disperser sur celle du monde ou même de l'humanité. Pour lui, l'étoile qui éclipse toutes les autres, celle qui l'attend dans le coin caché du ciel, et qui est nécessaire à sa perfection, « déesse, mortelle ou les deux à la fois », c'est l'âme noble de la femme qui fut sa compagne ici-bas, à qui il ouvrit son âme plus qu'à aucun de nous, et de qui il reçut les paroles de l'amour le plus intense qui se soit peut-être jamais exprimé en vers. C'est elle qui le recevra, qui se penchera vers lui comme l'ange de Dante, et de qui il entendra les paroles d'extase : « Oui, c'est moi; je suis Béatrice. » C'est elle, l'âme lyrique dont il a conscience de refléter l'éclat ; elle, de qui il a le mieux appris l'éternité du bien, par qui il sait qu' « en dépit de la distance et de l'obscurité, ce qui a été sera de nouveau » et par qui il ressent toujours
Un échange mutuel de grâce, une splendeur qui était autrefois sa pensée même, une bénédiction, autrefois son sourire ^.
De cette espérance et de cette foi forte vient son attitude calme et