I. — Les Textes
Les œuvres complètes de Browning sont d'un accès très facile. L'édition la plus commode est celle qui a été publiée en 1902 : the Poetical Works of Robert Browning in two volumes (London, Smith Elder and Co., 7/6 each volume). C'est, avec la grande édition (en 17 volumes à 5/. chacun) publiée par les mêmes éditeurs, la seule complète. Nous en avons tiré tous nos textes.
On trouvera une bibliographie très minutieuse et très complète de Browning, dressée par J.-P. Anderson, du British Muséum, dans the Life of Robert Browning bg William Sharp [Great Writers Séries, London, Walter Scott Ltd,, 1897, H6), Il nous a semblé inutile de la reproduire ici, même en partie, parce que, dans notre étude succincte où nous n'avons voulu que faire connaître les très grandes lignes de la philosophie religieuse de Browning et suggérer plutôt que préparer d'autres travaux, le meilleur commentateur du poète est encore lui-même, et nous nous sommes borné à exposer ses doctrines éparses en en formant un corps, sans nous occuper des commentaires nombreux qui les ont trop souvent compliquées et rendues obscures.
Enfin nous n'avons pas résumé non plus les pièces ou les poèmes auxquels nous faisons allusion. Ce que nous en disons nous semble suffisant pour suivre Tidée que nous voulons en tirer ; de plus, la majorité d'entre eux sont très courts et devraient se lire d'un bout à Tautre si on en sent la nécessité. Nous n'avons fait d'exception que pour the Ring and the Book, qui est très long, et dont les personnages reviennent fréquemment dans notre étude.
IL — The Ring and the Book.
Ce long poème est l'histoire d'un crime qui fut jugé à Rome en Guido Franceschini, noble italien ruiné et âgé, épouse une enfant,