Fear death ? — to feel the fog in my throat
The mist in my face, When the snows begin, and the blasts dénote
I am nearing the place, The power of the night, the pressofthe storm,
The post of the foe ; Where he stands, the Arch Fear in a visible form,
Yet the strong man must go :
For the joUrney is done and the summit attained,
And the barriers fall, Though a battle's to fight ère the guerdon be gained,
The reward of it ail.
I was ever a fîghter, so — one fight more,
The best and the last I I would hâte that death bandaged my eyes, and for bore,
And bade me creep past .
No I let me taste the whole of it, fare like my peers
The heroes of old, Bear the brunt, in a minute pay glad life's arrears
Of pain, darkness and cold.
For sudden the worst turns the best to the brave,
The black minute's at end, And the éléments' rage, the fiend-voices thaï rave,
11 a en effet laissé tout le reste à la garde de Dieu, ne lui demandant que rimmortalité de Tamour et des vies à venir pour lutter, triompher encore et, ne faisant qu'un avec Elle, pour se rapprocher de Lui. Son amour éternel n'est donc pas un amour contemplatif. Ils ne sont pas réunis uniquement pour jouir de leur présence mutuelle et de leur bonheur, et leur destinée n'est pas accomplie simplement parce qu'ils se sont retrouvés pour ne plus se séparer. Il ne sait pas quel sera le reste, et il se fîe à Dieu pour cela, mais il sait qu'il y a autre chose, et que l'effort de son âme vers la perfection infinie et l'idéal toujours plus haut doit recommencer. Ce sera là vraiment vivre, et c'est ainsi qu'il conçoit et espère le ciel. Aussi, quand nous penserons à lui, ne disons point qu'il est mort, qu'il se repose dans la nuit et le silence ; ne le plaignons point, nous qui l'avons aimé, comprenons-le mieux que cela. Sachons qu'il est vivant ; souhaitons-lui toujours le travail, et les victoires qui naissent d'un effort continu :
Non ! en plein midi, dans le mouvement de Theure du travail humain, acclamez celui que vous ne verrez plus t Dites -lui d aller en avant, la poitrine et le dos comme ils doivent être. Criez-lui : « Lutte et prospère î Triomphe ! Combats encore, comporte-toi toujours là-bas comme ici * I ))
Ces vers, les derniers qu'il ait écrits, résument le mieux l'impression générale de son œuvre et ses conceptions de la vie aussi bien présente que future : « l'éternité qui est une lutte sans fin ». Ces conceptions, comme sa religion, indépendantes de toute autorité, sont donc faites surtout de nobles pensées et de grandes aspirations, de visions d'un idéal que Dieu réalise déjà, qu'il réalisera mieux encore dans l'éternité, et qui ne peut même pas être retardé par la mort ; la marche éternelle en avant.
Shall dwindle, shall blend, Shall change, shall become fîrst a peace out of pain,
Then a light, then thy breast, O thou soûl oi my soûl ! I shall clasp thee again, And with God be the rest !
(Prospice.) 1. No ! al noonday in the bustleof man*s work-time
Greet the unseen with a cheer !
Bid him forward, breast and back as either should bc, « Strive and thrive 1 » cry « Speed, — fight on, fare ever There as herc I »
(Epilogue to Asolando.)