‹ Quelques cas de maladies osseuses raresChapitre 23 sur 24 · PR RE · texte numérisé non relu

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(Tixier et Rœderer), qui sont ici à peu près indemnes. Du reste les épiphyses malades montrent ici un aspect de tuméfaction, d’exubérance, d'irrégularité qui serait absolument insolite chez un rachitique. L’extrémité de la diaphyse, enfin, ne présente pas cette cupule à concavité regardant le noyau d'’ossification épiphysaire qui est si spéciale au rachitisme (Tixier et Roederer).

L'aspect réticulé de l’épiphyse fémorale supérieure pourra peut-être faire penser à la maladie de Recklinghausen. Quoique l’on ne voie pas ici la vraie image pseudo-géodique de la maladie confirmée. On pourrait se représenter les lésions actuelles comme une forme de début de l’affection, ces diverses zones de raréfaction pouvant ultérieurement se fusionner.

Malgré tout, il est un peu artificiel de vouloir rapporter à l’ostéite fibreuse tous ces caractères, car des aspects sembiables peuvent se rencontrer dans nombre d'ostéopathies raréfiantes, telle la maladie de Paget que nous ne faisons que citer en passant.

Une des radiographies, celle de l’avant-bras gauche, présente, dans toute la moitié supérieure du radius une image lacunaire et transparente qui simule à merveille un kyste osseux. Il s’agit bien d’une tache claire, étendue, triangulaire à base épiphysaire et à sommet tronqué venant se perdre sur la diaphyse.

La transparence est régulière et sans travées de refend. Le canal médullaire élargi qui donne cet aspect, paraît soufflé à ce niveau (Bérard et Alamartine). Les corticales qui le bordent sont amincies et sensiblement d'épaisseur uniforme. Nous trouvons enfin, un carac-

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tère sur lequel insiste Le Gac : La conservation de la ligne épiphysaire et l'intégrité du cartilage conjugal.

La syphilis peut-elle donner au niveau des os longs des images lacunaires telles que nous en avons ici ? C'est possible. En tout cas, l'aspect irrégulier, épaissi, « troué » du crâne pourrait aussi bien relever de la syphilis que des affections précédentes.

Contre cette hypothèse, il faut cependant invoquer l'absence d'antécédents spécifiques, les réactions sérologiques négatives et, malgré tout, le jeune âge du sujet.

Le cas que nous venons d'étudier présente des aspects radiologiques si variés qu'il est difficile, sinon impossible, de faire un diagnostic précis. Tout au plus pourra-t-on dire, comme conclusion, qu'il semble falloir rattacher l'affection à un processus général, qui aurait revêtu les formes les plus diverses pour se manifester. L'origine infectieuse n’en est pas probable. Il semble que, en attendant mieux, on puisse poser l’hypothèse de dystrophie osseuse due à un trouble endocrinien OU nerveux.

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