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qu'elle semblerait atteinte de nanisme ; mais si l'on mesure les membres inférieurs et la colonne, en en suivant les courbures, on obtient, au total, une lonoueur très normale, la diminution de taille étant le fait des courbures rachidiennes, fémorales et tibiopéronières.
La marche est très pénible ; la malade n'avance qu'en projetant en avant son bassin alternativement d’un côté et de l’autre ; et souvent ses pieds s’entrecroisent, d’où danger de chute.
Par ailleurs, la malade ne souffre pas ; elle entre à l'hôpital pour une congestion pulmonaire grippale, avec troubles cardiaques, qui d’ailleurs s’amendent rapidement. -
RADIOGRAPHIE
1° Les deux fémurs (PI. I. fig. 2) présentent une courbure à concavité interne en forme de parenthèse. Leur épaississement est considérable et a son maximum à la partie moyenne de la diaphyse.
Leur structure est profondément remaniée : C’est celle sur laquelle Léri et Legros ont attiré l’attention dans la maladie de Paget.
L’hypertrophie osseuse porte surtout sur les corticales qui sont très épaissies, particulièrement l’interne qui à un aspect éburné et continue sans ligne de démarcation l’éperon de Merkel.
La corticale externe est beaucoup moins opaque, a des limites mal marquées, et présente en son sein des zones de raréfaction osseuse.
Contrastant avec cet aspect condensé de l'os péri-
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phérique, la cavité médulloire à un aspect plus clair que normalement ; elle est élargie et l’on y trouve alternativement des zones sombres et des placards clairs, de contours flous, de dimensions irrégulières, figurant un amas de flocons d’ouate jetés sans ordre.
La structure normale de l’os n’est plus visible; sauf, peut-être, au niveau de l'épiphyse supérieure où l’on retrouve des traces de trabéculation dans la région du grand trochanter et du col fémoral.
Dans les autres parties de l’os, les trabécules osseuses ne sont plus visibles, ou sont emmêlées irrégulièrement « comme les fils d’un écheveau ».
La portion du bassin visible sur notre image présente des modifications analogues ; mais où prédominent les phénomènes de raréfaction osseuse.
2° Au niveau des tibias, dont l'épaisseur est doublée, ce sont au contraire les phénomènes de condensation qui sont en valeur. La médullaire à disparu ou n’est plus marquée que par quelques fissures claires dirigées suivant l’axe de l'os.
3° On remarque sur l’image du pied, normale par ailleurs, une condensation du scaphoïde, qui apparaît d’un noir d’encre sur l’épreuve. Ce processus de condensation s'étend de là au bord supérieur du calcanéum.
4° Le tronc est profondément déformé par une cypho-scoliose accentuée.
5° Les membres supérieurs sont indemnes. Seules les clavicules sont épaissies et condensées.
6° Le crâne (PI. [, fig. 1) est un peu augmenté de volume, mais non déformé. Les paroïs en sont très épaissies.