‹ Quelques cas de Mononucléose infectieuse avec éruptionChapitre 14 sur 22 · HET · texte numérisé non relu

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__ FonMEs ATYPIQUES pÜ FAÏT DE L'EXISTENGE DE BYMPTÔMES INHABITUELS

A) Formes ictériques: — Des formes d’adéno- : lymphoïdite avec ictère, fièvre, spléno-hépatomégalie, polyadénopathies et mononucléose sanguine, ne spontanément et rapidement curables ont été dé- crites. »

Il convient de faire la critique de ces cas et de ne pas attribuer à la Mononucléose Infectieuse tous __ les ictères accompagnés de mononueléose sanguine __ sous peine d'élargir à l'excès le cadre de la maladie. Toutefois, il existe d'incontestables mononu- closes infectieuses, vérifiées sérologiquement et hé- Feu mmatologiquement, accompagnées d'ictère, Ces formes paraissent même assez fréquentes, 10 % pour

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certains auteurs, et il s'agirait assez souvent de formes ictériques isolées, sans adénopathies notables, sans fièvre, et dont seules l’hématologie et la sérolocie permettraient le diagnostic. |

L'ictère, dans ces cas, serait assez souvent très à net, accompagné d’une hépato-splénomégalie, de l'élimination urinaire de sels et de pigments biliaires, sans albuminurie ni hyperazotémie, l'épreuve de la galactosurie provoquée est parfois positive. Cette atteinte hépatique disparaît. en général en 2 à 3 semaines.

B) Les Formes avec atteinte d’autres organes, Appareil Digestif, Poumons, Reins, en particulier, sont plus rares et plus discutées. Il convient de ne les accepter comme d’authentiques Mononucléoses Infectieuses que dans les cas où la Réaction de PAUz, Bunnezz et Davinsonn ‘a été recherchée et trouvée positive. |

C) Formes Digestives. — Nous avons vu que.

des troubles digestifs pouvaient s’observer, réalisant parfois un tableau abdominal aigu avec nausées, vomissements, douleurs violentes, élévation thermique, cet ensemble ayant pu, dans certains cas, faire proposer une laparotomie ; dans d’autres cas, l’association à une température élevée d’une diarrhée et d’une splénomégalie a pu en imposer pour une Typhoïde. MURS

Le Diagnostic peut rester hésitant, surtout si l’on ne voit pas apparaître rapidement l’angine et les adénopathies, signes dont la présence fait pratiquer la réaction sérologique seule susceptible de trancher le problème.

Ces formes abdominales, dues à l'atteinte de l’apareil Iymphoïde le plus souvent : Appendice, Plaques de Pever, ganglions mésentériques, sont à

PP ocher des He que nous avons signalés où ; ateinte lymphoïde ne frappait pas électivement les rritoires cervicaux.

0) Formes avec atteinte rénale. — Ces derniers

ne ne méningées et nerveuses. — Longse discutées, ces formes paraissent aujourd” hui

=. Les formes NP sont caractérisées par un % “état infectieux accompagné de signes de méningite re aiguë, la ponction lombaire ramène un liquide clair contenant de très nombreux éléments cellulaires (25 à 800, voire 1.000 au mm., presque tous mononu- cléaires). __ L'albuminorachie est normale ou, rarement, augmentée.

Au total ,il s'agit d’une Se lymphocy-

taire sans signes nerveux ; entrant dans le cadre des

méningites lémphocytaires curables et dont le dia-

gnostic se pose avec les syndromes analogues, réa-

__ lisés par certaines affections à virus neurotropes telles que la poliomyélite ou les oreillons.

Dans d’autres cas, on voit s'associer à ce tableau des signes d'atteinte du néraxe ou de l’encéphale : obnubilation, troubles de la parole, paralysie de nerfs craniens. DER

= Les formes nerveuses : Ces troubles encépha- __ litiques ou névraxiques peuvent également s'obser- ver sans signes méningés, des cas indiscutables ont été publiés, contrôlés par la réaction de Paul et Bunnell.

Ces cas, pourtant, s’écartent notablement par

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leur clinique, de la mononucléose infectieuse typique.

Parfois même, ce n’est que très tardivement, au 25° jour, dans une observation, que les signes habiutels apparaissent, alors que le syndrome nerveux est en voie de régression.

L'évolution de ces formes méningées ‘ou nerveuses est souvent favorable, mais nous avons vu des cas mortels de mononucléose infectieuse en rapport avec une atteinte du névraxe en particulier des centres respiratoires. On a pu discuter à ce propos, et devant la bénignité habituelle de la mononucléose infectieuse, la possibilité d'une infection secondaire à virus neurotrope.

F) Formes s'accompagnant de manifestations cutanées.

Parmi ces formes n'atteignant pas exclusivement l'appareil lymphoïde, nous retiendrons tout particulièrement celles qui s’accompagnent de manifestations cutanées.

En France surtout, cette association paraît tout à fait exceptionnelle et sa rareté même en fait tout l'intérêt pour les erreurs de diagnostic qu'elle risque d'entraîner.

En effet, les manifestations cutanées, comme tous les autres signes de mononucléose infectieuse, sont sujettes à de grandes variations, et, devant un érythème scarlatiniforme ou morbilliforme accompagné d’une angine et de fièvre, on ne pense guère à la mononuckéose infectieuse, l’adénopathie elle- ‘même ne redresse pas toujours le diagnostic, pouvent évoquer, par exemple, une rubéole.

Il faut, d’ailleurs, faire pour ces formes à manifestations cutanées, les mêmes réserves que pour tous les cas où l'appareil lymphoïde n'est pas seul

L de et n'accepter comme mononucléose infectk ieuse indiscutable que les cas vérifiés sérologique-

ment.

| D Et même dans ces cas l'exanthème ne peut pas ( jours être atiribué à la mononueléose infectieuse,

quil s'agisse d'un syndrome infectieux surajouté,

Du, comme dans une de nos observations, d’un éryps provoqué par la thérapeutique.

Quoiqu' il en soit, des manifestations cutanées

a raissent indiscutables au cours de la mononucléo-

se infectieuse. Paul en signale dans ro % des cas,

Templeton et Sutherland dank 18 % des cas. Il s’agit

d’érythèmes morbilliformes, rubéoliformes, plus

rarement scarlatiniformes avec des lésions rappelant

; VAR parfois l’érythème polymorphe. Cette éruption est

fréquemment prurigineuse.

18 C'est, d’ordinaite, du 8° au 20° jour de la maladie que l'éruption apparaît. Elle dure quelques | jours, 3 à 7 le plus souvent, n’est pas suivie de — desquamation.

Plus rarement, on re des lésions purpu- | riques cutanées où muqueuses ; ces lésions peuvent

, être associées à des hémorragies et faire évoquer,

: . devant les signes cliniques d'apparence graves et les

$ données hématologiques, une D. aiguë.

, Mais le diagnostic le plus fréqueriment évoqué est celui de la Fi en raison de l'association à : une angine, avec Syndrome infectieux, d'une adénopathie cervicale. Dans les deux cas, il existe une mononucléose, des cellules de type plasmocytaire, et celte similitude des données cliniques et hémape tologiques rend la confusion entre les deux affec-

tions très fréquente. Seule la réaction de Paul, BunneH et Davidsohn tranchera la question ; toujours négative dans la rubéole, elle constitue le seul test -de diagnostic.

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