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Nos autres observations, si elles ont donné lieu à leur début à des discussions diagnostiques en pré-
sence d'un tableau clinique incomplet peu évoca-.
teur, sont toutes contrôlées par une forte positivité de la Réaction de PAUL, Bunnezz et DAvVIDSONHN.
La seule question qui se pose à leur sujet est celle de la pathogénie de la manifestation cutanée.
Pour l’une de nos malades (obs. Il), cette pathogénie paraît ne faire aucun doute : un traitement sulfamidé avait en effet été institué à la période d'incertitude diagnostique, et notre malade avait reçu une forte dose de médicament (41 gr.) répartie sur plusieurs jours, une période de deux semaines environ, avec, vers la fin, une interruption de 24 heures ; or, c'est à la fin de ce traitement que l’éruption est apparue.
La fréquence de ces éruptions à l’occasion de toute chimiothérapie, la coïncidence des dates, tout contribue à faire rattacher, avec vraisemblance, les manifestations cutanées de cette malade à la thérapeutique.
Chez nos autres otades au contraire, aucune cause extérieure n'est intervenue.
On ne peut non plus invoquer une association pathologique, l’évolution clinique ne permettant guère de soutenir cette hypothèse.
Il semble donc bien s’agir de formes éruptives de la Mononucléose Infectieuse.
Au total, l'étude de ces observations montre que les problèmes diagnostiques soulevés par les formes avec manifestalions cutanées de la Mononucléose Infectieuse peuvent être variées :
L'une de nos malades est entrée à l'hôpital avec un diagnostic de scarlatine, une autre pour diphtérie, une 3° pour angine banale, le 4° pour fièvre éruptive sans autre précision.
La variabilité, que nous avons déjà soulignée, des signes principaux de la Mononucléose Infectieuse, la fréquence des groupements symptomatologiques atypiques et des signes inhabituels explique cette imprécision du diagnostic au début.
La relative rareté de la Mononucléose Infectieuse, la lenteur avec laquelle se complète le tableau clinique, font que l'on ne pratique pas toujours systé- “matiquement la réâction de PAUL, Bunnezz et Da- VIDSOHN ; et, d’ailleurs, cette réaction sérologique ne serait d'aucun secours pendant les 2 premières semaines, avec la formation des agglutinines.
Il est donc fatal que l’on s'attache aux symptômes qui paraissent les plus imporatnts, d’autant que presque toutes les maladies infectieuses peuvent présenter des formes atypiques ou des associations pathologiqus, et que beaucoup d’entre elles se traduisent, à leur début, par une angine.
L’angine, en effet, paraît être l’un des signes les plus fréquents au début de la Mononucléose Infectieuse, c’est d’ailleurs avec une angine que tous nos malades sont entrés à l'hôpital.
L'adénopathie paraît être également un symptôme relativement précoce.
L’éruption n'apparaît que plus tardivement, parfois même après la disparition du syndrome infectieux, alors que dans les autres fièvres éruptives, l’exanthème marque une étape aiœuë de la maladie.
Dans nos observations, l’éruption est apparue une fois le 5° jour, 2 fois le 13° jour après le début du syndrome infectieux. :
Quelle est la pathogénie de cette éruption P Le seul fait de l'atteinte d’un organe n'appartenant pas à l’appareil lymphoïde en fait un symptôme très anofmal au, cours de la Mononucléose Infectieuse telle qu'on la conçoit actuellement.
Dans 1e APE ME surajouté, une de nos Ra ha Mu vob éruption de nature très vraisemblablement toxique et ilest probable que bien des éruptions apparais;! f , sant au cours d’une Mononucléose Infectieuse recon-
naissent cette même ori gine. ja
L'absence de tout traitement connu de cette FLE *
fection, l'imprécision du diagnostic au début, la
vogue actüéllé de la chimiothérapie et de médica-.
= ments dont la tolérance par l'organisme varie selon
HHaIeS sujets, expliquent sürabondamment la possbi té de cette pathogénie.
Il pourrait s'agir soit d’une manifestation toxi- At Direque vraie, soit dou accident d’intolérance, soit : d’une réaction type Herxheïmer, soit encore d’une manifestation de biotropisme, le caractère fréquem- 4 ment prurigineux de l'éruption ne plaide pas con tre ces éventualités. | KE
Dans ce domaine, nous en sommes réduits aux E: hypothèses. É
Dans d’autres cas c’est en l'absence de toute. thérapeutique, où après un traitement incontesta- Le. blement anodin que l'on voit apparaître l’'éruption.
Il peut alors s'agir soit d’une maladie éruptive surajoutée, et l’on sait que ces associations sont tou-
| jours possibles, soit de l’exacerbation par la Mono- __ nucléose Infectieuse d’un germe saprophyte normal de la peau ou de l'organisme, soit d’une manifestation due à un germe de Sortie, là encore nous ne pouvons émettre que des hypothèses, aucune preuve d'ordre baciériologique, sérologique, ou anatomopathologique n'ayant pu être apportée. ARR |
Quoi qu’il en soit, des éruptions sont observées au cours de Mononucléoses Infectieuses incontestables et contrôlées par la Réaction de Pauz, BuNNELL
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et Davipsoun, réaction qui paraît bien avoir une valeur de certitude. !
Rien, jusqu'à présent, ne vient faire la preuve de l’origine réelle de ces manifestations cutanées.
L'existence d'autres manifestations atypiques,
d'atteinte d’autres organes indépendants de l’appareil Iymphoïde, par exemple de formes ictériques, rend très plausible la possibilité pour le virus de la Mononucléose Infectieuse de s'attaquer aux téguments.
L'évolution même des exanthèmes observés, polymorphes, variables dans leur apparition et leur durée, fugaces souvent, toujours bénins et non accompagnés d’une exacerbation des autres signes cliniques cadre bien avec ce que nous savons du comportement des autres éléments plus constants du tableau clinique de la Mononucléose Infectieuse.
La connaissance plus complète de l’histo-pathologie de cette curieuse affection actuellement encore si peu connue, la découverte de son virus, ou des différents virus qui la causent, la perfection accrue des méthodes de laboratoire éclafrciront peutêtre le problème que nous ne pouvons que poser faute d'éléments suffisants pour le résoudre.
Peut-être alors sera-t-il reconnu qu'il convient de démembrer ce que nous appelons Mononucléose Infectieuse, et que ses manifstations cutanées doivent être décrites dans un cadre plus limité.
Actuellement nous ne pouvons que constater l'existence possible au cours de la Mononueléose Infectieuse de manifestations indépendantes de l’appareil lymphoïde, manifestations parmi lesquelles avec une certaine fréquence on observe des éruptions cutanées.
Encore faut-il que le diagnostic de la maladie en cause soit bien précisé, pour y arriver avec cer-