INTRODUCTION
On désigne actuellement sous le nom de Mono- ; ne infectieuse la fièvre ganglionnaire décrite
tique Aiguë décrite par Türck, la Mono In-
fectieuse de Sprunt et Evans, l’Angine à Monocytes de Schultz et Baader, l'Adénolymphoïdite Aiguë bé- nigne de Paul Chevallier.
2 Dans sa forme la plus typique et la plus fré- quente, cette affection se manifeste par de la Fièvre, une Angine, des Adénopathies, et une Formule Leu-
cocytaire Spéciale et particulière. de
* Mais de nombreuses Formes Anormales s ’observent parmi lesquelles des formes à localisation sur certains territoires ganglionnaires, des formes vis- cérales, des états fébriles en apparence monosymptomatiques. À ces variétés s'ajoutent des formes caractérisées par l’existence d’un symptôme anormal : telles sont les formes avec ictère et les formes avec
exanthème dont nous rapportons quelques cas.
La question de savoir si tous ces aspects constituent une même entité morbide a été discutée, l'ignorance de l’agent causal ne permet pas actuel- lement d'affirmer la spécificité de leur origine infec-
tieuse ; la formule hématologiqué elle-même n'est pas toujours très typique. |
Le seul test actuel permettant l'identification de l'affection est la Réaction sérologique de PAUL, Bux- NELL ©t Davinsoun. Cette réaction constitue le seul critère permettant de rattacher à la Mononucléose Infectieuse ses formes anormales et en particulier celles où l’on observe l'atteinte d’un organe ne faisant pas partie de l'appareil Iymphoïde.
Dans l’état actuel de la question, nous pensons pouvoir considérer cette réaction comme établissant la preuve formelle de la véritable nature de nos formes avec érythème.
Peut-être sera-t-il un jour reconnu qu'il ne
s'agit pas en réalité d’une seule affection due toujours à un même virus, que la Mononucléose Infectieuse doive au contraire être dissociée en un certain nombre d’affections dues à des agents pathogènes distincts quoique appartenant à un même groupe. Ceci expliquerait le polymorphisme de la maladie, et en particulier l'existence de formes atypiques caractérisées par la prédominance d’un syndrome particulier. :
Sans vouloir prétendre faire de la Mononucléose Infectieuse une description complète, description qui a été faite en détail’dans la monographie récente et si documentée de M. Sonrer (Masson 1943), nous exposerons, après un bref aperçu clinique et hématologique de la maladie, quelques observations de formes avec exanthème,
Nous discuterons ensuite l'identité de ces cas avec Ja Mononucléose Infectieuse telle qu'elle a été décrite par Paul, CnevaLLIER en 1927, du double paint de vue clinique et hématologique.
Dans nos trois cas, la positivité de la Réaction de PauL, Bunnezz et Davinsonn nous permet d’affirmer cette identité. L'une de nos observations concerne une éruption due à la thérapeutique, nous l’avons conservée pour mettre en relief les difficultés de diagnostic posées par ces formes anormales en ce qui concerne la Rathogénie des troubles constatés.
Le tableau clinique réalisé par la Mononueléose ‘Infectieuse est, dans les cas typiques, assez caracté- ristique, unissant une angine, des adénopathies multiples, souvent plus marquées dans la région ET: rvicale, une splénomégalie d'ordinaire modérée: des signes généraux dun avec asthénie ps 1 moins accentuée.
Le es La D ailleurs, 1e ons PR à os brouil-
Fo ve et Den re ne D ment comme spécifique.