AVI INTÉRÊT AUX ÉLÈVES
Si l’on veut exercer une surveillance fructueuse sur les élèves, il faut étudier leur caractère à former, leurs qualités à développer, leur défauts à corriger, car ils n’ont pas été jetés dans le même moule et leur mentalité varie comme leur physionomie. Il faut porter intérêt à leurs études, leur enseigner à travailler, surtout aux jeunes et aux nouveaux, voir à ce qu'ils ne se laissent point rebuter par les difficultés inévitables qu'ils rencontrent, à ce qu'ils ne perdent pas leur temps pendant les études en commun.
Il est un devoir pour les surveillants de prier pour ceux qui leur sont confiés, pour les déshérités de la piété, de la soumission, de l'amour qu'ils doivent au Sacré-Cœur-Eucharistique et à la Très Sainte Vierge.
II faut profiter de l’occasion pour parler
la morale et de la piété sans toutefois tomber dans le sermon. Il est bon quelquefois d' aller causer agréablement surtout dans certains cercles un peu suspects, iaais il faut y mettre de la prudence afin qu'il ny ait pas soupçon d'espionnage, ce qui rendrait la surveillance odieuse et expozerait les surveillants à la critique ; et si les maîtres se mêlent aux jeux des élèves ou à leurs récréations, ils ne doivent pas se départir de la surveillance générale.
Les surveillants doivent porter intérêt à tous les élèves indistinctement. Ils doivent éviter avec soin la partialité envers quelques
- élèves. Rien n’est plus nuisible à l’autorité des maîtres, au bien des élèves et au bon ordre de la ecommunauté.; il faut éviter la familiarité dans les paroles ou les manières, on doit prendre garde de chercher une popularité de mauvais aloi au détriment de la discipline et du devoir. Les élèves savent toujours distinguer l’homme de devoir du populacier
Il faut avoir un langage plein de déférenc et de charité, éviter les paroles pleines de sarcasme et les reproches continuels.
II faut veiller à la santé des élèves, voir à leurs vêtements, afin qu'ils ne contractent aucun mal physique, encourager les jeux, qui développent leur constitution, la fortifient, entretiennent leur santé, sauvegardent la morale, sans toutefois-tomber dise les excès :
nos maisons d'éducation ne sont pas des institutions de sport. Es LS
Il faut former les élèves aux bonnes manières, à la bonne tenue et à la politesse et en donner l’exemplé qui est le levier des volontés ; pour cela avertir les élèves inclins aux bouffonneries, aux rires grotesques et bruyants, aux farces burlesques, aux paroles
malsonnantes et ne jamais tolérer les mots ui étonnent douloureusement dans la bouche de quelqu'un bien élevé, et ne jamais s’en permettre soi-même, même en compagnie de confrères. On devrait toujours interdire le tabac et surtout la malfaisante cigarette qui fait tant de mal à la jeune génération, et la P ancienne n'est pas toujours à ’abri de ses méfaits. —