‹ Quelques Considérations À Propos de Douze Observations d'Acrodynie dans la Région du NordChapitre 24 sur 33 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Malgré les travaux et les observations publiés après le livre de Rocaz paru en 1932 et qui fait date dans l’histoire de l’acrodynie, bien des obscurités persistent sur cette maladie.

1) Trois signes cardinaux : asthénie, amaigrissement, transpiration. Les autres symptômes, très fréquents, peuvent manquer ou ne passer qu’au deuxième plan (trophiques —— douloureux —digestifs — circulatoires, etc.).

Pour Langeron, les troubles vaso-moteurs des extrémités rencontrés dans le syndrome dit de Raynaud doivent souvent faire penser à une acrodynie.

2) Nombreuses formes cliniques. Deux sont remarquables : la forme fruste qui d’après Deherripon est très fréquente et passe souvent inaperçue — et la forme récidivante (obs. III et VII).

3) La P. L. reste le gros élément de diagnostic. La pratiquer de façon précoce pour mettre au clair la question de l’origine infectieuse avec atteinte nerveuse secondaire.

4) Cette origine infectieuse reste combattue par les partisans de l’intoxication alimentaire et de l’origine endocrinienne.

5) Le traitement reste aléatoire faute d’être spécifique. La maladie paraît guérir aussi bien sans médicaments. Les U. V. sont à employer, étant du moins inoffensifs.

D'’Orgeville 4

Vu, Nancy, le 29 juin 1934.

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