INTRODUCTION
Il nous a semblé que depuis quelques temps certains acci-. dents des voies respiratoires étaient en partie causés par l'excès de température, la sécheresse de l’air et les variations trop brusques des différents modes de chauffage qu’on désigne en général sous le nom de chauffage central.
Il ne semble pas qu’en France cette question'ait beaucoup attiré l'attention. Ce sont plutôt les malades que les médecins qui incriminent à propos de divers phénomènes respiratoires le chauffage de leurs appartements; mais on peut dire que depuis quelques années, cette question apparait comme pouvant prendre une place assez grande dans la pathogénie des maladies des premières voies aériennes. C'est ainsi que les sensations de sécheresse de la gorge, les angines granuleuses et certaines formes dites angines herpétiques, des bronchites sont attribuées par ceux qui en sont atteints au chauffage central, qui, quand il donne une température trop élevée, provoque des refroidissements brusques et prédispose aux maladies pulmonaires.
Ar étranger et en particulier dans certaines willes-améré caines où le chauffage central est plus répandu et où le climat est plus rigoureux, la question a déjà préoccupé quelques hygiénistes; nous aurons d’ailleurs l’occasion d'analyser leurs travaux dans le courant de notre thèse.
Il ne s’agit pas, bien entendu, de diminuer les mérites d’une installation qui a fait faire de grands progrès à l’hygiène, mais il importe d'en faire ressortir les inconvénients comme les avantages et de montrer que si le principe est excellent parce qu'il évite les variations trop brusques de
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température dans les diverses pièces ou appartements en hiver, il peut devenir nuisible s’il n'est pas suffisamment surveillé et si on n’a pas pris quelques précautions pour assurer la ventilation et l'humidité de l’air.
Ce sujet est par conséquent un sujet d'hygiène simple et c’est un sujet d'hygiène domestique; il rentre dans l'hygiène de l'habitation et comme tel il est loin d’être à dédaigner. À notre époque un mode de perfectionnement appelle tou-
. jours un autre perfectionnement dans toutes les branches de l’art; on peut dire dans le cas particulier où nous nous sommes placés que le perfectionnement du’ chauffage nécessite
\ un perfectionnement de la ventilation et c’est à ce titre que nous avons pensé intéressant d'aborder ce sujet que nous devons à la bienveillance de Monsieur Tanon qui ne nous a pas ménagé ses conseils en nous donnant libre accès
. dans son laboratoire de Médecine Coloniale et que nous
prions d’agréer ici avec nos plus vifs remerciements l’hommage de notre respectueuse gratitude.
Pour mener à bien ce travail les concours ne nous ont: pas manqué; Monsieur F. Bordas professeur suppléant au Collège de France, membre du Conseil supérieur. d’hygiène publique, a mis aimablement sa bibliothèque à notre disposition; Monsieur le Docteur Dyé, chef des travaux pratiques de Bactériologie à l'institut de Médecine Coloniale a bien voulu faciliter nos recherches. Tous deux se sont intéressés à notre travail, ainsi d’ailleurs que notre ami le Docteur Karsenty qui nous a souvent aidé et encouragé par son bon sens pratique; qu'ils veuillent bien trouver ici l'expression de nos sincères remerciements.
Enfin avant de quitter la Faculté de Médecine de Paris c'est avec reconnaissance que nous remercions tous nos maîtres qui se sont intéressés avec bienveillance à notre éducation médicale et n'ont ménagé ni leur peine, ni leur temps.
. Nous n'oublions pas non plus nos camarades les Docteurs Alayrangues, Cohen, Dourmoussis, Panis, Interne des Hôpitaux, qui nous ont toujours réservé un accueil fraternel.