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« Mariage contracté par un moribond est nul si ce n’est avec sa concuübine, ibid.
« Mais l’impuissant n’est pas reçu à demander cassation du mariage, ibid.
« Mariage reprend force si l’impuissance vient à cesser, tbid, 151.
« Mariage est bon nonobstant la stérilité ou caducité des conjoints, T 1, p. 151 et 152. »
On ordonnait le Congrès dans les cas d’impuissance de l’homme, à la requête de la femme qui intentait un procès en impuissance, mais, dit Despeisse (), « comme la femme peut faire dissoudre le mariage lorsque son mari est impuissant, pareillement l’homme peut faire dissoudre le mariage pour l’inhabileté de sa femme, lorsque ce défaut vient de la nature et qu’il est incurable. »
Actuellement l'interdiction du mariage pour impuissance (®) est formulée par la loi dans les pays suivants : Bulgarie, Canada (Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Ecosse, Ile du Prince Edouard), Etats-Unis (Arkensas, Massachussetts), Grèce où la loi du divorce: reste celle du Code Justinien et peut être prononcé pour impuissance maritale; Italie où le divorce peut être prononcé pour impossibilité de procréation ; Nouvelle-Zélande, Sud-Afrique.
Nous voyons par cette énumération que nos législations modernes reviennent aux règles anciennes que
1) Partie I du Mariage, Section I, page 151, colonne 2. 2) International Jear Book of Chila Wetfare and Protection,
la médecine sociale était aussi en honneur autrefois qu'aujourd'hui, sauf le mot, et que pour l’élucidation de ces cas, l'intervention du médecin était forcément indispensable. On ne s’en tenait d’ailleurs pas au motif d’impuissance. D’autres maladies étaient une cause de séparation. Ainsi, au xvi' siècle, d’après une note de la Gazette Médicale de Paris (1), l’épilepsie dûment constatée était une cause de séparation. Nos pères, nous le constatons et le répétons encore une fois, étaient d’excellents eugénistes.
Très souvent, la femme ®) demandait ou provoquait le Congrès par lascivité ou par intérêt à cause des dommages à elle payés, pour changer de mari où pour reprendre sa liberté et en accusant à faux son mari. Aussi, pour ce motif comme pour bien d'autres, la phrase d’Oreste () est éternellement vraie
« Que le sexe est ingénieux et fécond en ressources! »
Mais toutes les femmes ne demandaient pas le Congrès ou ne le suscitaient pas en le rendant inévi table pour annuler un mariage qui leur pesait parce que leur époux est malade.
Montaigne (® rapporte, d'après Pline le Jeune, le
cas de cette femme dont le mari avait les parties hon-
) Reproduite par la Rev. Chirurg. du Dr Fort, 1 mars 1904. ) Chronique Médicale, 1* janvier 1914, page 4. ) EURIPIDE : Tphigénie en Tauride.
) Essais, Livre II, chap. XXXV : De trois bonnes femmes.