‹ Quelques Considérations à propos du CongrèsChapitre 44 sur 62 · QE · texte numérisé non relu

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geantes, qu’elles accaparent l'être entier. Et cependant le médecin, le savant ne peuvent vivre seuls et, comme les autres, en outre, ils peuvent éprouver le besoin de se perpétuer. Mais la femme de ces hommes devra présenter certaines qualités dérivant de la nature particulière de leurs occupations absorbantes et désintéressées, quoiqu’en dise ou en pense le vulgaire et la presse qui le veut flatter, pour des motifs de tirage.

Voici le tableau que nous en trouvons sous la signature du D’ Dumas, de Lédignan (, et que nous ne pouvons nous empêcher de reproduire :

« Cest un surmenage continu que la vie du médecin, surtout à la campagne; comment peut-il résister, atteindre parfois un âge avancé? Une âme saine dans un corps sain est certainement une con-

dition sine quâ non, mais au praticien très occupé il faut encore autre chose pour résister à un si dur labeur, il lui faut — e tce sera ma réponse à une question que vous n’avez fait qu’effleurer — il lui faut, dis-je, une compagne qui veille à tout, s'occupe de tout, huile si bien tous les rouages que la machine — c’est la maison que je veux dire — marche sans bruit et sans qu'il s’en occupe. Si cette femme a, de plus, l’esprit cultivé, les idées larges, si elle voit de haut et de loin, son mari pourra fournir le double de travail œque tout autre, tout en étant et se trouvant très heu-

reux. Ce qui revient à dire que le praticien qui par-

(1) Revue de Déontologie, mai 1994.

SIRET

tage son temps entre ses malades et l’étude doit rester étranger aux questions de ménage, d'éducation d'enfants, de relations mondaines, etc., etc., et que la femme de cet hormme-là doit accepter toutes les tâches qu'il ne peut lui-même accomplir. Quand il rentre de ses longues et pénibles courses, quand il vient de perdre un malade, le praticien doit trouver au logis bon visage, bon accueil, repos de corps et d'esprit, et, s’il se peut, quelque confort. Dans cet ordre d'idées, il est mieux que le médecin jouisse d’une certaine aisance; sans doute la gêne est un puissant stimulant pour les forts, mais trop souvent elle affaiblit les faibles, et par les préoccupations qu’elle fait naître chez tous, nuit à la lucidité de l'esprit, à la rectitude du jugement. »

Un des buts du mariage est celui de fonder une famille, de transmettre la vie. C’est même le but 1e plus important. Ainsi compris, le mariage est un acte social entre tous. À son sujet, il ne saurait être question de « captivité », comme c’est la coutume dans une certaine littérature, mais de devoirs réciproques. La réciprocité est le fondement de la société, et « l’idée de réciprocité, née du perfectionnement de l'état social ( est le piédestal du mariage.

Le mariage assure la perpétuité de la race en même temps qu’il fonde un foyer. Grâce à lui, les

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